Son traitement ne relève plus du futur délégataire, selon le nouveau cahier des charges
Des négociations en cours avec le Groupe Veolia
Une démarche contestée par les élus de la FGD eu égard de son éventuel danger sur le littoral
Les six bassins dont dispose la décharge d’Oum Azza sont complètement chargés en lixiviat avec un volume total dépassant actuellement 300.000 m3 (Ph NEA)
La première expérience de la gestion déléguée de la décharge Oum Azza vient de prendre fin après 10 années d’exploitation. Cela après de longues et rudes négociations entre le délégataire Teodem, filiale du Groupe Pizzorno, les autorités et les élus à travers l’Etablissement de coopération intercommunale (ECI), qui supervise ce secteur.
«Ces négociations ont abouti à un compromis en vertu duquel la société Teodem va continuer à gérer provisoirement le site jusqu’à fin juin prochain, le temps de boucler l’appel d’offres pour désigner le futur délégataire», confie une source de la société.
Cette première expérience a été entachée par l’incapacité du délégataire sortant à trouver une solution radicale au problème du traitement du lixiviat. En plus de son impact négatif sur les ressources en eaux souterraines, le lixiviat dégage également des odeurs nauséabondes, ce qui pose un sérieux problème aux zones avoisinantes. Actuellement, plus de 300.000 m3 de lixiviat sont stockés dans les 6 bassins du site.
Face à cet échec, une nouvelle approche a été adoptée pour pallier cet épineux problème. «Le traitement du lixiviat ne sera plus assuré par le futur délégataire, selon le nouveau cahier des charges dont l’appel d’offres a été déjà lancé, il y a quelques semaines», confie une source de l’ECI.
En ce qui concerne le traitement du lixiviat, des discussions sont en cours avec le Groupe Veolia pour se charger de cette tâche, ajoute notre source. On apprend que des essais sont déjà entamés dans ce sens au niveau de la station de prétraitement des eaux usées de Redal, filiale de Veolia, située à Yakoub Al Mansour.
Des informations difficiles à confirmer auprès de la direction de Veolia. Par contre, le groupe tient à signaler son intention de participer à l’appel d’offres relatif à la gestion déléguée de la décharge d’Oum Azza.
Notons par ailleurs que cette nouvelle approche pour le traitement du lixiviat a fait l’objet d’une polémique entre le PGD, qui dirige l’ECI, et les élus de la Fédération de la gauche démocratique (FGD). Ces derniers ont publié récemment un communiqué dans lequel ils tirent la sonnette d’alarme sur le risque que représente cette solution qui consiste à évacuer ce liquide nocif en mer après son traitement dans la station de Redal.
«Cette solution ne présentera aucun risque, comme cela a été confirmé par une étude réalisée par un grand cabinet marocain», rassure un responsable à l’ECI.
De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI
Auteur: hlafriqi
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