Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé la barre des 8.000, alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avertit que l’épidémie reste de grande ampleur, géographiquement en expansion et marquée par une transmission soutenue.
Au 26 septembre, le pays avait enregistré 8.067 cas confirmés, dont 3.901 décès, soit un taux de létalité de 48,4%, selon le dernier rapport sur la situation publié lundi par les autorités sanitaires. Au total, 2.070 patients ont été déclarés guéris.
Dans son dernier bulletin sur les flambées épidémiques publié vendredi dernier, l’OMS a indiqué que le nombre quotidien de nouveaux cas restait élevé, tandis que l’intensité de la transmission variait fortement selon les provinces et les zones de santé touchées.
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« Le taux de létalité constamment élevé, et en particulier la proportion toujours importante de décès survenant dans les communautés, souligne la gravité de la maladie ainsi que les difficultés persistantes liées à la détection rapide des cas et à l’accès précoce à des soins adéquats », a indiqué l’OMS.
La province de l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie, mais les dynamiques de transmission continuent de diverger. Selon l’OMS, l’incidence y diminue progressivement depuis le pic observé à la mi-août, tandis que la province du Nord-Kivu a connu une forte hausse, atteignant son niveau le plus élevé à la mi-septembre. Une transmission soutenue persiste également dans la province du Haut-Uélé, tandis qu’une reprise de la transmission est observée dans celle de la Tshopo.
L’épidémie a désormais touché 63 zones de santé dans sept provinces. L’OMS estime que sa récente extension géographique, notamment vers de nouvelles zones dans les provinces du Sud-Ubangi et du Haut-Uélé, accroît le risque de transmission transfrontalière.
Depuis sa détection en mai, l’épidémie a évolué vers ce que l’OMS qualifie de « vaste épidémie en expansion géographique », caractérisée par une transmission soutenue, une mortalité élevée et un risque croissant de propagation internationale. Selon l’organisation, il s’agit dorénavant de la plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée en RDC.
Xinhua
Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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