«Les tests de recherche géologique et minière doivent se faire en Algérie, avec la compétence nationale qui ne manque pas d’atouts. On doit maîtriser la technologie et atteindre l’autosuffisance dans ces deux domaines», a déclaré, mardi dernier, Mohamed Arkab, ministre des Mines, en visite d’inspection à Boumerdès. Relevant la détermination du gouvernement à relancer le domaine minier, le ministre explique que l’objectif premier de cette démarche consiste à créer la matière première et assurer l’industrie de transformation en effectuant des explorations à travers le pays.
Aux différents responsables présents, M. Arkab réaffirme que tous les programmes doivent être réalisés. «On doit gagner du temps et aller désormais droit au but en cherchant ce qui est économiquement rentable», explique-t-il. Autrement dit, une vision futuriste purement économique. Indiquant l’existence de plus de 51 projets miniers, le premier responsable du secteur met en avant la nécessité de s’y préparer. Pour ce faire, «il faut impérativement connaître de façon très précise nos réserves, et les opérateurs, publics ou privés, qui peuvent nous apporter plus d’efficacité auront toute notre assistance». Dans un point de presse tenu à l’issue de la visite, le ministre rebondit sur l’importance de l’Office de recherche géologique et minière pour la réactivation du secteur, lequel doit, selon lui, devenir un pôle d’excellence en études et efficacité minières. Enchaînant, l’hôte de la wilaya de Boumerdès précise que l’ORGM «doit jouer un rôle capital dans cette première phase qui a déjà démarré et sera présent dans tous les projets initiés». Dans le même ordre d’idées, M. Arkab n’écarte pas le changement du statut dudit Office.
«Toutes les possibilités seront étudiées. Une chose est sûre : l’organisation de l’ORGM sera plus efficace et mieux adaptée aux schémas ciblés». Répondant aux questions des journalistes, M. Arkab explique qu’en prévision de l’envol pour lequel se prépare le secteur, «la capacité technique et humaine existe». Toutefois, soutient-il, «il faut rester à la page car le secteur des mines est un domaine qui se développe rapidement». Notons par ailleurs l’existence de 5 projets structurants porteurs de valeur ajoutée pour le pays. Le département des mines s’est donné un échéancier avant la fin 2020 jusqu’au début du premier trimestre 2021 pour le lancement de ces grands projets. «Le projet le plus imminent est le lancement de l’exploitation artisanale au niveau des filons aurifères du Hoggar, de Tamanrasset et d’Illizi. Nous avons élaboré le cahier des charges qui est en cours d’étude et de vérification», avait indiquait le ministre. Arrivé à l’ORGM, le ministre n’a pas caché son émerveillement suite aux explications et éclairages qui lui ont été fournis. En effet, l’ORGM s’est fixé, à titre d’exemple, une série d’objectifs stratégiques. Il est entre autres question de reconstituer les réserves et gisements en exploitation, sélectionner les zones et structures potentielles et mettre à jour les réserves additionnelles en appoint aux mines en activité.
Fouad Irnatene
Auteur: elmoudjahid
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