En 2025, l’UNICEF au Maroc s’est imposé comme un acteur clé de l’accompagnement des réformes structurantes en faveur des droits de l’enfant. Santé, éducation, protection ou inclusion sociale : l’organisation a contribué à transformer des politiques publiques en mécanismes concrets, avec un impact direct sur des millions d’enfants, notamment les plus vulnérables.
Dans un contexte mondial marqué par des défis croissants pour les droits de l’enfant, l’UNICEF a poursuivi au Maroc une stratégie d’appui étroit aux priorités nationales. L’organisation a accompagné la mise en œuvre de réformes structurantes en favorisant une approche intégrée, fondée sur des données probantes et une coordination interinstitutionnelle renforcée.
Au cœur de cette démarche : la volonté de passer de cadres conceptuels à des dispositifs opérationnels. Que ce soit dans la protection sociale, la justice des mineurs ou les systèmes éducatifs et sanitaires, l’UNICEF agit comme catalyseur, facilitant l’alignement entre vision stratégique et action de terrain.
Protection sociale : un levier majeur d’équité
L’année 2025 marque une étape décisive dans la consolidation de la protection sociale au Maroc. En appui au ministère de l’Économie et des Finances et à la nouvelle Agence nationale du soutien social, l’UNICEF a contribué à structurer les mécanismes opérationnels et à identifier des solutions de financement durable.
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Résultat : une couverture sociale en nette progression, atteignant 80 % en 2025, avec 5,6 millions d’enfants vulnérables bénéficiant de transferts monétaires réguliers. L’organisation a également plaidé pour une territorialisation des dispositifs afin de réduire les inégalités d’accès, notamment liées au numérique.
Sur le volet protection, le Maroc a franchi un cap avec l’opérationnalisation du Dispositif Territorial Intégré de Protection de l’Enfance (DTIPE). Soutenu par l’UNICEF, ce système est passé d’un cadre théorique à un mécanisme fonctionnel, avec 50 dispositifs en cours de déploiement en 2025 contre 23 un an plus tôt.
L’harmonisation des procédures et la mise en place d’un système d’information intégré permettent désormais une meilleure coordination entre acteurs sociaux, judiciaires et sanitaires. Parallèlement, la justice des mineurs évolue vers un modèle plus protecteur : 81 % des enfants en contact avec la loi ont bénéficié de mesures alternatives en 2025.
Éducation : lutter contre le décrochage et refonder l’inclusion
Face à près de 280 000 élèves ayant quitté l’école en 2025, l’UNICEF a appuyé la mise en place d’un modèle multisectoriel de prévention du décrochage. Testé dans plusieurs régions, ce dispositif a permis à certains établissements de ramener le taux d’abandon à zéro.
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L’organisation a également contribué à la réforme du préscolaire, à l’élaboration de normes inclusives pour les crèches et à l’intégration des enfants migrants dans le système éducatif. Une approche qui vise à garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous.
Santé : renforcer les systèmes et prévenir les risques
Dans le domaine de la santé, l’UNICEF a soutenu la réforme visant à rapprocher les services des populations et à renforcer les capacités régionales. L’organisation a facilité l’acquisition de 19 millions de doses de vaccins et de nutriments en 2025, tout en modernisant la chaîne du froid et en luttant contre l’hésitation vaccinale.
Au-delà des chiffres, l’approche privilégie la durabilité : formation des professionnels, amélioration de la gouvernance et intégration des déterminants sociaux de la santé.
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Fait marquant de 2025, la participation des enfants aux politiques publiques s’est renforcée. Pour la première fois, 372 enfants ont contribué à un rapport soumis au Comité des droits de l’enfant de l’ONU.
Cette implication traduit un changement de paradigme : les enfants ne sont plus seulement bénéficiaires, mais acteurs des réformes qui les concernent.
Auteur: challenge
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