Selon le communiqué parvenu à votre journal, le Cameroun a bouclé une semaine strategique aux Réunions de printemps 2026 du FMI et de la Banque mondiale, marquée par un plaidoyer offensif auprès des bailleurs de fonds.
Plusieurs consultations de haut niveau ont été menées avec les responsables des institutions de Bretton Woods.La délégation du Cameroun était conduite par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, et le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.Elle comprenait également l’ambassadeur du Cameroun aux États-Unis, Henri Etoundi Essomba, ainsi que des experts nationaux en finances et en économie. Les échanges ont porté sur le renforcement de la résilience économique face aux chocs externes.Les autorités ont défendu l’accélération des réformes structurelles engagées. La mobilisation de financements pour les infrastructures et les projets sociaux a constitué une priorité centrale.Le Pacte énergétique national, aligné sur le programme Mission 300, a été présenté comme un levier clé d’accès à l’électricité. Le programme Cameroon Water Compact a été mis en avant pour améliorer l’accès à l’eau potable. L’initiative AgriConnect a été défendue pour soutenir la transformation agricole. Enfin, le projet de reconstruction du corridor Douala–Bangui a été présenté comme stratégique pour l’intégration régionale.Des échanges, les partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner ces projets structurants. Le FMI et la Banque mondiale ont salué les progrès du Cameroun en matière de gestion des finances publiques. Ils ont également reconnu les efforts consentis pour améliorer la transparence de la dette. La stabilité macroéconomique du pays a été jugée globalement préservée malgré un contexte international tendu.En effet, la hausse des coûts de l’énergie et les tensions géopolitiques continuent de peser sur les équilibres.En marge des réunions, la délégation a intensifié les discussions sur le développement énergétique. L’expansion des infrastructures de transport et de production a été identifiée comme un accélérateur de croissance. Le soutien aux populations vulnérables a été intégré dans les priorités sociales défendues.
Nouvelles pistes de financement
Des échanges ont également eu lieu avec des investisseurs privés à la recherche d’opportunités en Afrique centrale. Des contacts ont été noués avec des organisations régionales pour renforcer les synergies. De nouvelles pistes de financement innovant ont été explorées avec des experts techniques.Face aux investisseurs, Louis Paul Motaze a affiché sa confiance dans la solidité de l’économie camerounaise. Il a insisté sur la capacité du pays à absorber les chocs économiques internationaux. Il a appelé à un maintien de l’appui technique des partenaires pour consolider les réformes. Il a salué la constance de la coopération avec les institutions internationales.

De son côté, Alamine Ousmane Mey a mis en avant l’impact économique du corridor Douala–Bangui. Il a souligné le rôle de ce projet dans la fluidification des échanges sous-régionaux. Lors d’une rencontre sur le gaz et le développement, il a invité les investisseurs à privilégier la main-d’œuvre locale. Il a plaidé pour un renforcement des compétences nationales à travers la formation professionnelle.La délégation camerounaise a multiplié les rencontres sectorielles durant la semaine. Elle a défendu une approche intégrée combinant réformes, investissements et inclusion sociale. Au terme des travaux, Yaoundé a réaffirmé son attachement à un partenariat durable avec ses bailleurs. Le Cameroun considère ce soutien comme déterminant pour accélérer sa trajectoire de développement.
Léon Mgba
Auteur: Diapason Media Group Diapason Media Group
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