Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, présidera, mardi et mercredi prochains, une rencontre consacrée au Plan du développement pour une économie nouvelle, a-t-on appris des services de communication du Premier ministère.
L’événement est initié sous le haut patronage du Président de la République, précise la même source, expliquant qu’il s’agit d’une concertation regroupant les représentants des organisations patronales, les syndicats ainsi que des experts en questions économiques et de l’entrepreneuriat.
Le renouveau économique suivant la nouvelle vision pour promouvoir une nouvelle dynamique est axé sur la diversification des sources de croissance par le biais d’une exploitation rationnelle des ressources multiples et nécessite une meilleure mobilisation de tous les partenaires concernés.
L’action du gouvernement tend à fédérer les efforts des organisations patronales et des travailleurs à travers leurs représentants syndicaux en vue de relever le défi d’une relance compétitive de l’outil de production national en adoptant une nouvelle stratégie basée sur une implication active de tous le potentiel. L’activité économique a été durement touchée dans ses différents segments par la pandémie de la Covid-19 ce qui incite à l’adoption de nouveaux mécanismes permettant l’insertion d’une série de réajustements à même de réunir toutes les conditions nécessaires pour surmonter les séquelles provoquées par la crise sanitaire et permettre une reprise parfaitement adaptée à la vision du Président de la République.
En dépit d’un dispositif consistant d’aide aux entreprises économiques ayant subi les effets de la pandémie, la réalisation des objectifs de la relance économique fait face à de multiples contraintes notamment les entraves d’ordre bureaucratique que le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a ouvertement dénoncé lors de la récente rencontre gouvernement-walis. «Selon les chiffres que j’ai reçus, 10 à 20% seulement des orientations du Président de la République ont été appliquées» a-t-il dit.
«Il est vrai qu’il y a des problèmes financiers objectifs, une conjoncture sanitaire et les conditions du passé, mais des bureaucrates entravent l’exécution du programme du Président de la République et du programme du gouvernement» a-t-il ajouté.
En effet, de l’avis de plusieurs experts «le pays dispose d’un potentiels de ressources innombrables délaissés des années durant, du fait d’une gestion trop bureaucratique de notre économie». Corriger cet impair dans le cadre de l’exécution du plan de relance relève d’une priorité du gouvernement qui s’attelle aussi à mettre un terme définitif aux autres pratiques déloyales du passé ayant empêché le pays d’accéder au progrès.
Des pratiques de clientélisme et de favoritisme qui, ajoutées au choix de l’importation massive qu’avait privilégié l’ancien régime, avaient grandement fragilisé l’outil de production nationale, non sans provoquer l’exclusion des opérateurs honnêtes et intègres que le Président de la République s’engage à réhabiliter, pour remporter la bataille du développement de la croissance. Le tout dans un contexte d’amenuisement des ressources financières de l’Etat en raison notamment de la chute du prix du pétrole ayant impacté les exportations de l’Algérie dépendant essentiellement des hydrocarbures.
Le Président de la République avait affirmé lors de la dernière rencontre avec les responsables des médias de réduire à 20 % le poids des hydrocarbures sur l’économie nationale d’ici à 2021.
Le chef de l’Etat avait insisté sur sa détermination de procéder à des changements radicaux dans l’économie nationale en vue de la libérer de la mentalité rentière et d’aller vers la création de la richesse et l’encouragement de la compétitive et de l’innovation.
Il avait aussi mis l’accent sur le fait que les efforts de l’Etat seront focalisés sur la création d’un tissu fort de petites et moyennes entreprises sous-tendu par un tissu de start-up innovantes et des micro-entreprises.
Karim Aoudia
Auteur: elmoudjahid
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