Travaux d’aménagement sur Agadir

Saoudi El Amalki

Tout d’abord, on ne peut que saluer vivement l’effort colossal qui s’effectue à des cadences soutenues, sur nombre de coins de la capitale du Souss. On ne cessera jamais de considérer cet immense intérêt dont jouit la ville en vue de l’ériger parmi les plus belles métropoles du Royaume. C’est dans cet esprit appréciatif et valorisant que l’on tentera de relever certains constats sur l’accomplissement des travaux dans quelques recoins de la cité avec l’unique espoir de lier l’utile au subtil… A cet égard, on citera le passage qui assure la continuité du célèbre boulevard du 20 août vers le site balnéaire. Sur ce tronçon huppé qui longe une multitude de commerces en tous genres, un chantier s’est ouvert, visant l’élargissement de la chaussée piétonne en rasant de surcroît, une ancienne fontaine connue de tous. Cependant, il semble que cet agencement opéré par une société en charge du projet structurantn’ayant pas pris la peine de sonder les diverses requêtes de tous les propriétaires et gérants du quartier dans le but de pallier aux imperfections et aux nuisances pouvant porter quotidiennement, moultpréjudices au sein de leur activité, sans pour autant, dénaturer la visée du projet initial prévu pour ces lieux. Il serait judicieux de prendre en compte les observations de ces interlocuteurs puisque les dispositions à entreprendre les concernent en premier lieu. Nullement, on ne pût comprendre qu’il faille procéder à cet élargissement démesuré alors qu’une simple réduction de celui-ci aurait largement contenté les passants dans cette descente vers le bord de mer… D’autant plus que cette conduite piétonne s’est faite au milieu du boulevard, bien loin des commerces censés en profiter au passage… Un autre fait du même acabit, paraît être également  incompréhensible en constatant le transfert d’un parking à portée de « pieds » contenant de coutume une trentaine de véhicules, pour un endroit cette fois-ci restreint à moins d’une quinzaine de places et qui plus est, a été déplacé illogiquement à plus de cinquante mètres….Par ce transfert inapproprié, on aura sans doute, ignoré de penser à la livraison des marchandises, aux convoyeurs de fonds, mais encore aux engins de secours dont la proximité est impérative. C’est pourquoi l’éradication pur et simple de cet espace historique qui convient bien mieux à toutes les nécessités appliquées aux cas de force majeure, afin d’en bricoler un autre à distance, n’est guère une idée citoyenne. En effet, il serait bien plus judicieux de permettre un dialogue fructueux avec les riverains, au regard d’un cahier de doléances avant qu’il ne soit trop tard. Et comme il se dit souvent dans les offices de nos chers décideurs « De la discussion surgit la lumière ».

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Auteur: M’hammed rahal
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