Marrakech- La Cité ocre a abrité, vendredi, une rencontre autour du chantier de généralisation du guichet numérique unique des autorisations d’urbanisme et des autorisations économiques, qui représente un modèle de l’utilisation des nouvelles technologies comme levier d’amélioration de l’accès du citoyen et de l’entreprise aux prestations dématérialisées.

L’objectif premier de la plateforme est de permettre une gestion numérique fluide, traçable et transparente des autorisations administratives à caractère urbanistique et économique.

La plateforme permettra la dématérialisation du processus de traitement et ce, du dépôt de la demande d’autorisation par le requérant jusqu’à sa signature électronique par le président de la commune concernée, en passant par les membres de la commission, qui instruisent de manière digitale les dossiers, enregistrent leurs observations et signent électroniquement leurs avis.

Ce chantier représente un levier de simplification et de digitalisation des procédures, de renforcement de la traçabilité et d’amélioration des prestations rendues au citoyen et à l’entreprise.

Intervenant à cette occasion, le Wali directeur général des collectivités locales, M. Khalid Safir, a indiqué que cet important chantier, entrepris par le ministère de l’Intérieur en collaboration avec plusieurs parties au niveau des autres secteurs ministériels concernés par le programme de transformation numérique des collectivités territoriales et la dématérialisation des autorisations d’urbanisme et des autorisations économiques, n’est plus un choix.

Il rentre dans le cadre de la stratégie Maroc Digital et renforce la mise en oeuvre de la feuille de route élaborée par l’Agence du développement numérique, a-t-il précisé, relevant que l’étude des expériences adoptées au niveau national, notamment dans la région Casablanca-Settat, dans son volet relatif aux autorisations d’urbanisme et les autorisations économiques, a eu un grand écho au niveau national et international. En effet, des recommandations de la Banque mondiale invitent des pays voisins à adopter des plateformes similaires, a-t-il noté.

M. Safir s’est félicité de l’expérience pionnière de la région Casablanca-Settat dans ce domaine, étant donné que cette plateforme a permis la dématérialisation complète des autorisations de construction au niveau de Casablanca, la digitalisation partielle des procédures de traitement au niveau de la région, la numérisation complète des autorisations économiques au niveau de Casablanca ainsi que la connexion des lotissements immobiliers et des groupes d’habitation aux réseaux publics.

Et de faire observer que ces plateformes ont été bien accueillies par la Banque mondiale, ce qui a eu comme conséquence l’amélioration du classement du Maroc dans le rapport Doing Business de cette institution financière mondiale.

La réussite de l’expérience de la ville de Casablanca, poursuit M. Safir, a incité le Maroc à généraliser cette expérience en vue de la digitalisation complète et globale de toutes les procédures de demande et d’octroi des autorisations et la mise en œuvre et la généralisation du Bureau d’ordre numérique et l’harmonisation des procédures d’octroi des autorisations au niveau national, la réalisation de la transparence et la détermination exacte de la responsabilité de chaque intervenant dans chaque étape des procédures.

Il a en outre, souligné que les évolutions techniques et réglementaires visent à améliorer les relations entre l’administration et les citoyens et les entreprises en hissant la qualité des prestations et l’attractivité du Maroc pour les investisseurs étrangers en améliorant en permanence le classement du Royaume dans l’indicateur du climat des affaires et en consacrant le principe de gouvernement ouvert à travers la mise en œuvre de plateforme ouverte et globale.

M. Safir a indiqué que parallèlement à la généralisation de cette expérience au niveau national, il sera procédé à la mise en œuvre d’une série de mesures techniques et réglementaires importantes, dont le virement électronique de toutes les rémunérations des intervenants, la mise en œuvre de l’échange automatique des données avec l’Agence nationale de conservation foncière, du Cadastre et de la Cartographie, pour actualiser électroniquement les données foncières et éviter la demande de documents à caractère foncier ou topographique.

Dans le but d’assurer l’adhésion des différents acteurs aux objectifs assignés, et créer l’émulation entre les Communes afin d’améliorer la qualité des services aux usagers, renchérit M. Safir, la DGCL publiera périodiquement un classement des communes en fonction de leurs délais moyens de traitement des demandes d’autorisation, qui sera disponible sur le site www.dataurba.ma.

Et d’ajouter qu’il a été aussi convenu d’inscrire un indicateur sur le degré d’implication des communes dans les projets de transformation digitale dans le cadre d’un projet entre la Banque mondiale et la DGCL.

Les autres intervenants ont mis l’accent sur l’importance de former et qualifier les ressources humaines des administrations, ce qui se reflétera sur la bonne mise en œuvre de ce chantier.

Cette rencontre s’est déroulée en présence du Wali de la région Marrakech-Safi, Karim Kassi-Lahlou, les gouverneurs des provinces de la région, les chefs des services extérieurs et les représentants de communes territoriales relevant de la région.

Auteur: Mohammed KOURSI
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