Le siège de la wilaya de l’Oriental à Oujda a accueilli, jeudi, une rencontre régionale autour du chantier de généralisation du guichet numérique unique des autorisations d’urbanisme et des autorisations économiques, qui vise à mettre à profit les nouvelles technologies pour faciliter l’accès des citoyens et des entreprises aux services administratifs dans les meilleurs délais.
Ont pris part à cette rencontre, présidée par le wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la province d’Oujda-Angad, Mouad El Jamai, le wali directeur général des collectivités locales, Khalid Safir et les gouverneurs des provinces de la région, en plus de présidents de collectivités territoriales de la région, des chefs des services déconcentrés et des présidents des ordres régionaux des architectes, des ingénieurs topographes, des notaires, des promoteurs immobiliers et des lotisseurs, indique un communiqué de la wilaya de l’Oriental.
Intervenant à cette occasion, M. El Jamai a indiqué que cette rencontre concerne la généralisation des procédures de gestion dématérialisée relatives au dépôt et traitement des demandes et à l’octroi des autorisations et documents légaux par les collectivités territoriales et les autorités locales, conformément aux Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, notamment en ce qui concerne l’efficacité administrative et l’utilisation des nouvelles technologies numériques dans l’administration marocaine.
Il a aussi souligné l’importance et l’urgence d’assurer l’efficacité de la gestion administrative dans la pratique de l’action administrative au Maroc, notant que l’efficacité administrative est devenue une condition essentielle pour contribuer au renforcement du développement global et à la réalisation de ses objectifs.
Il s’agit d’attirer les investissements, nationaux et étrangers, et renforcer la confiance dont jouit le Maroc auprès des partenaires internationaux, a ajouté M. El Jamai.
Le wali a aussi appelé l’ensemble des communes et collectivités territoriales et les services administratifs de la région, ainsi que le reste des intervenants, à adhérer pleinement à ce chantier important et à mobiliser l’ensemble des moyens et ressources humaines et logistiques disponibles pour assurer sa réussite.
De son côté, M. Safir a relevé que le programme de transformation numérique au niveau des collectivités territoriales et de numérisation des procédures d’octroi des autorisations aux citoyens et entreprises, mené par le ministère de l’Intérieur en collaboration avec d’autres départements ministériels, s’inscrit dans le cadre de la stratégie Maroc digital, expliquant que ce chantier renforce les actions contenues dans la feuille de route de l’Agence de développement du digital.
Les expériences pilotes menées au Maroc, notamment au niveau de la région Casablanca-Settat, en ce qui concerne les autorisations d’urbanisme et des autorisations économiques, ont eu un grand écho à l’échelle nationale et internationale, comme en témoignent les recommandations de la Banque mondiale qui a appelé des pays voisins à mettre en place des plateformes similaires, a-t-il affirmé.
Cette plateforme vise à assurer une gestion fluide et transparente des procédures administratives en interaction avec l’ensemble des intervenants, à commencer par l’usager qui dépose sa demande et jusqu’à la signature numérique de l’autorisation par le président de la commune concernée, en passant par les différents outils techniques mis à la disposition des membres des commissions chargées d’étudier les dossiers, qui peuvent enregistrer leurs remarques et procéder à la signature de manière totalement dématérialisée, a poursuivi M. Safir.
Après le succès de l’expérience au niveau de Casablanca, il a été décidé de généraliser le chantier de numérisation complète et intégrale de l’ensemble des procédures de demande, d’examen et d’octroi des autorisations, en plus d’activer et de généraliser le principe du bureau d’ordre numérique et l’unification des procédures d’octroi des autorisations au niveau national.
Le chantier vise aussi à assurer la transparence et à déterminer la responsabilité de chaque intervenant dans le processus d’octroi des autorisations et lutter contre les facteurs de dégradation des services administratifs fournis aux citoyens et aux entreprises en général et des autorisations en particulier, outre l’ouverture du système sur d’autres mesures et procédures, a indiqué M. Safir.
En parallèle avec la généralisation de cette expérience au niveau national, il sera procédé à l’activation de plusieurs mesures techniques et organisationnelles de grande importance, notamment le paiement électronique et l’échange automatique des données avec l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, en vue de l’actualisation électronique des données immobilières et ainsi éviter la demande de documents à caractère cadastral et topographique.
Et en vue d’assurer l’engagement de l’ensemble des intervenants à réaliser les objectifs tracés et favoriser la concurrence entre communes, agences et sociétés de gestion déléguée, la direction générale des collectivités locales procédera à la publication périodique d’un classement de ces intervenants en fonction de leur efficacité, a-t-il fait savoir, notant que ce rapport intégrera un indice mesurant le degré d’adhésion des collectivités territoriales aux projets de transformation numérique, dans le cadre d’un projet de programme entre la Banque mondiale et la direction générale des collectivités locales.
Les intervenants lors de cette rencontre ont salué cette expérience importante, qui permettra de faciliter les procédures et l’accès aux services au bénéfice des citoyens et des entreprises, soulignant la nécessité d’assurer une formation adéquate du personnel des administrations en matière de traitement des données, de gestion des dossiers et d’octroi des autorisations.
Auteur: Soufiane ELAHMAR
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