Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, a mis en avant l’impératif de garantir un enseignement «équitable» à l’ensemble des élèves à travers la réduction des disparités enregistrées entre wilayas et parfois dans une même wilaya. Le ministre a mis l’accent sur l’impératif de «garantir un enseignement de qualité, équitable et global au profit de tous les élèves, et ce, à travers la réduction des disparités enregistrées entre wilayas et parfois dans une même wilaya en matière de normes de scolarisation, d’encadrement pédagogique et de système de double vacation».

Il a appelé, à cet effet, à «la mise en place de programmes et de contenus pédagogiques s’inscrivant dans le cadre des préoccupations nationales en vue de préparer le citoyen de demain et concrétiser les objectifs de la société, à savoir la promotion de l’école en un espace de prospérité et de progrès pour réaliser les objectifs de la réduction des disparités sociales et économiques à travers les différentes régions du pays, notamment les zones isolées et enclavées». M. Ouadjaout a estimé, dans ce sens, que «le principe d’égalité est important pour l’Etat, d’où l’impératif pour tous d’œuvrer au renforcement de la bonne gouvernance à la lumière des principes de transparence, d’égalité et de respect de la loi», soulignant «la nécessité du respect de la souveraineté de la loi, de la valorisation du mérite et de la compétence et de l’introduction des technologies de l’information et de la communication (TIC), afin de garantir l’efficacité dans les établissements éducatifs, outre la rationalisation des dépenses, la lutte contre toutes les formes de gaspillage et l’encouragement des ressources humaines à travers la communication permanente avec les parties concernées, notamment au niveau local».

Le ministère de l’Education prend en charge, en collaboration avec d’autres départements ministériels, «nombre d’opérations de soutien et de solidarité scolaires à travers l’octroi de la bourse scolaire (5.000 DA), en sus de la fourniture de livres et d’affaires scolaires à titre gracieux ainsi que le transport». Concernant l’introduction des TIC, le ministre a insisté sur l’importance de poursuivre les efforts afin de consolider la numérisation et développer un système informatique permettant le suivi de la situation, soulignant «l’importance de l’amélioration du service public pour la prise en charge des préoccupations des corporations éducatives et la mise en place d’un cadre de gestion basé sur la reddition de compte». Il a rappelé, dans ce contexte, que le secteur s’attelle à l’élaboration de «références de compétences professionnelles et des plans de formation au profit de tous les personnels parallèlement à la promotion de la formation à distance pour le personnes de l’Education, à la production de contenus numériques avec la mise en place d’un réseau national numérique. Le ministre a évoqué, en outre, l’intérêt à accorder aux instituts de formation et la révision de leurs missions juridiques avec la refonte du système de la formation spécialisée et continue.

Par ailleurs, M. Ouadjaout a plaidé pour une approche «participative» à construire avec les parties concernées à travers l’adoption d’une feuille de route consensuelle, qui aura l’appui de tous les acteurs, outre le renforcement du dialogue et de la concertation avec tous les partenaires sociaux à la faveur de rencontres périodiques pour instaurer un climat de mobilisation permettant la résolution des problèmes pour améliorer les conditions de vie et du travail des personnels de l’Education. Affirmant que son secteur œuvrait à la consécration de la culture de sécurité routière dans les programmes éducatifs, notamment durant le cycle primaire à travers la matière de l’éducation civile, le ministre a mis en avant l’importance d’œuvrer davantage à l’introduction de numérique et des TIC dans le domaine de l’éducation, avec l’adoption d’une expérience pilote d’utilisation de tablettes électroniques dans le cadre de l’allègement du poids du cartable, en application des instructions du président de la République. 


Start-up 

Une conférence internationale prochainement à Alger 

Le ministre de la Micro-entreprise, des Start-up et de l’Economie de la connaissance, Yassine Djeridène, a annoncé la tenue prochainement d’une conférence internationale dédiée au développement des start-up en Algérie. M. Djeridène a indiqué que son département est en phase de préparation d’une conférence internationale dédiée au développement des start-up en Algérie, avec une forte participation des compétences nationales et d’experts algériens installés à l’étranger.

Cette conférence sera ouverte à toutes les compétences nationales résidant dans le pays et à l’étranger ainsi qu’aux experts internationaux voulant contribuer au développement des micro-entreprises et des start-up en Algérie, a ajouté le ministre précisant que son département œuvre à associer les autorités locales à la concrétisation de son plan d’action s’inscrivant dans le programme du président de la République.

La société civile sera aussi mise à contribution, a-t-il fait savoir, annonçant dans ce sillage le lancement de l’initiative intitulée « Algerian start-up challenge » dans 5 wilayas (Béchar, Oran, Constantine, Ouargla et Alger). Celle-ci vise l’encouragement des projets dans quatre secteurs économiques clés, à savoir l’économie numérique, les transports, les énergies renouvelables et l’amélioration des services publics. Parmi les autres chantiers du ministère de la Micro-entreprise et des Start-up, M. Djeridène a fait part de la création d’instituts de transfert technologiques au niveau des grandes écoles supérieures pour un meilleur encadrement de l’élite, en tenant compte des spécificités et des orientations de chaque wilaya où se trouvent les écoles concernées. 

Ces instituts seront réalisés dans des domaines leaders, comme l’intelligence artificielle, le monde virtuel et dans le domaine de l’internet, et l’agriculture intelligente.  La transformation des études de recherche dans le domaine agricole en des entreprises nouvelles sous forme de start-up et leur assurer un encadrement dans le cadre des incubateurs pour leur développement a été également évoqué par le ministre lors de sa communication. S’adressant aux walis participants à cette réunion, M. Djeridène a indiqué qu’un fonds de financement des projets des jeunes et promoteurs des nouvelles entreprises sera mis en  place, en sus de l’élaboration d’un cadre juridique pour définir les micro-entreprises et les start-up.


E-administration locale 

Plaidoyer pour une nouvelle stratégie

La nécessité de la mise en place d’une nouvelle stratégie de développement de l’administration électronique (e-administration), visant à améliorer la qualité du service public local et de simplifier les procédures aux citoyens, a été soulignée hier à Alger, à l’occasion de la rencontre gouvernement-walis.

Intervenant lors d’un atelier intitulé «La digitalisation et l’intelligence collective, leviers d’un nouveau service public local», qui a regroupé des walis, chefs de daïra, cadres centraux et locaux, élus ainsi que des partenaires économiques, les participants ont expliqué que cette stratégie «doit reposer sur un cadre législatif et réglementaire favorable à une gestion moderne et intelligente du service public local».

Il s’agit aussi de lancer un «vaste programme de modernisation dont l’objectif est d’avoir une administration électronique à même de permettre notamment aux citoyens de retirer les documents d’état civil en ligne, et non plus au niveau des communes, comme cela est en vigueur actuellement».

Le processus de digitalisation, qui doit être mené par la wilaya (à travers les services déconcentrés de l’Etat), «doit être accéléré», a-t-on relevé lors de cette rencontre, qui a mis en avant la «nécessité d’aller vers l’objectif ultime qui est de parvenir à une administration dématérialisée avec zéro papier». Les participants ont, en outre, plaidé pour la «mutualisation et la rationalisation» des investissements en matière de digitalisation des prestations de service public.  Ils ont appelé à la mise en place d’un écosystème «favorable» au développement des startups, qui activent dans le domaine des services publics locaux, lesquelles œuvreront à trouver des solutions intelligentes et innovantes visant l’amélioration de la qualité de service offerte aux citoyens.

Il a été relevé aussi que la numérisation pourra mettre un terme aux «pratiques et lourdeurs bureaucratiques, le gaspillage et le coût onéreux de la gestion des services publics locaux». Les insuffisances en matière de ressource humaine qualifiée dans le domaine des technologies de l’information et de la communication au niveau des collectivités locales ont été également mises en avant par les participants qui ont appelé au recrutement d’un personnel qualifié et à l’organisation de formations dans le domaine des TIC pour lancer cette politique de digitalisation tous azimuts des services des collectivités locales au bénéfice des citoyens.

Les intervenants ont mis l’accent sur l’impératif pour les collectivités locales de créer des cellules de veille et d’écoute, en ligne, afin de s’adapter aux mutations de la société connectée et pouvoir, ainsi, répondre, dans les meilleurs délais, aux préoccupations des citoyens.


Jeunesse 

Fonder un nouveau pacte social 

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Khaldi, a affirmé que l’objectif suprême du programme de son secteur était de «raviver l’espoir et rétablir la confiance perdue entre les jeunes et les institutions de l’État, à la faveur d’un nouveau pacte social avec les jeunes». Détaillant le programme de son secteur, M. Khaldi a fait savoir que la promotion des jeunes a été classée au rang des priorités nationales des engagements du Président de la République, soulignant que «les jeunes sont un partenaire à part entière dans la dynamique d’édification d’une nouvelle République».  «Compte tenu de la conjoncture et des défis actuels, le processus de redressement national, que vise le président de la République, passe par une contribution pleine et efficace des jeunes», a poursuivi le ministre, évoquant, dans ce sens, «une politique nationale unifiée, cohérente et intégrée relative aux jeune».

Il s’agit d’une politique horizontale adoptée par l’ensemble des institutions publiques, à leur tête «les collectivités locales et les départements ministériels, avec la participation de la société civile et du mouvement associatif», a-t-il dit. M. Khaldi a mis l’accent sur «l’attention particulière accordée aux jeunes du Sud, des régions montagneuses isolées, des zones d’ombre et aux handicapés, qui ont le droit à l’égalité des chances, au même titre que les autres jeunes». Le ministre a affirmé que l’objectif principal consiste à «raviver l’espoir et rétablir la confiance perdue entre les jeunes et les institutions de l’État, à travers un nouveau pacte social avec les jeunes».

Le Plan d’action, que le ministre de la Jeunesse et des Sports tente d’appliquer, est basé sur une approche triptyque partant de «la politique nationale pour la promotion des jeunes», qui sera concrétisée par «la mise en œuvre d’un plan national des jeunes s’inscrivant dans le cadre des priorités du gouvernement».  «L’objectif final étant d’imprégner nos jeunes des valeurs de nationalisme et de citoyenneté, et l’ouverture sur le monde, ainsi que sa mobilisation pour le développement national», a-t-il précisé.

«Sortir la jeunesse de cette conception étroite la réduisant au divertissement vers la contribution au développement et à la gestion des affaires publiques, c’est ce à quoi tend ce Plan en accordant l’intérêt aux différents aspects, à savoir la formation, l’emploi, l’entrepreneuriat, le logement, le sport, la culture, le divertissement, la technologie, la numérisation et la participation à la vie publique et à la politique», a-t-il expliqué.

Pour la mise en œuvre de ce Plan, le ministre a estimé impératif la concertation et la coordination ente différents secteurs et instances et institutions nationales, d’où la nécessité de créer un comité intersectoriel regroupant tous les secteurs et intervenants concernés par les affaires de la jeunesse. 


Promotion de l’emploi

appel à une participation totale et réelle des autorités locales 

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Chawki Acheuk Youcef, a affirmé, hier à Alger, que les comités locaux de promotion de l’emploi présidés par les walis constituent un instrument stratégique pour le renforcement de la coordination au niveau local, estimant qu’«aucune décision ni aucune politique ne saurait être activée sans une participation totale et réelle des autorités locales». 

Intervenant lors de la rencontre gouvernement-walis, le ministre a indiqué que les comités locaux de promotion de l’emploi présidés par les walis «constituent un instrument stratégique pour la consolidation de la coordination au niveau local», estimant qu’«aucune décision, ni aucune politique ne saurait être activée sans une participation totale et réelle des autorités locales». Concernant l’emploi et la lutte contre le chômage à travers l’encouragement du travail rémunéré et le développement de l’esprit d’entrepreneuriat, M. Acheuk Youcef a fait savoir que  son secteur avait procédé à «une évaluation globale des mécanismes d’emploi et de soutien à la création de l’activité en vue de leur réactivation dans le cadre d’une nouvelle approche économique».

«Le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, mis en œuvre depuis onze ans, a montré ses limites voire une contradiction entre les moyens mobilisés et les résultats réalisés», a-t-il expliqué, révélant que de nouveaux mécanismes d’insertion sont en cours d’élaboration, fondés sur «une approche économique axée sur la formation et l’apprentissage en vue de créer des postes d’emploi s’appuyant sur la valeur ajoutée qu’apporte le travailleur».

A ce propos, le ministre de l’Emploi a affirmé que le secteur «sollicite les walis en leur qualité de présidents des comités de wilaya de veiller au bon déroulement de l’opération d’insertion des bénéficiaires du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle».

oncernant la problématique de l’emploi, notamment dans les wilayas du Sud, le ministre a affirmé que ce problème «nécessite la conjugaison des efforts de tous les acteurs, et qu’il ne concerne pas seulement les services locaux de l’emploi, pour créer des postes d’emploi d’une part et améliorer les aptitudes de la main-d’œuvre, d’autre part, afin d’intégrer un plus grand nombre de demandeurs d’emploi». Pour ce qui est du développement de l’esprit d’entrepreneuriat, M. Acheuk Youcef a affirmé que son secteur a initié «une évaluation de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), et de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) afin de redynamiser et de relancer l’activité dans le cadre d’une nouvelle vision économique». Dans ce cadre, le ministre a appelé les walis à «élaborer des cartographies d’activités et à définir les moyens et les besoins de création de l’activité dans chaque région, ce qui nécessite une vision claire du développement local, qui renforcera le développement économique local et national et contribuera à capter l’investissement créateur d’emplois décents».

S’agissant de la préservation et du développement du système de la sécurité sociale, le ministre a affirmé que le secteur «œuvrera à la création de moyens et de mécanismes d’affiliation automatique et d’affiliation volontaire, en recourant à la coopération mutuelle et à l’assistance administrative», ajoutant que «le dispositif et les outils de recouvrement seront renforcés pour augmenter l’efficacité des mécanismes de recouvrement et de contrôle». Il a mis en avant, dans ce sens, l’impératif d’œuvrer à la lutte contre toutes formes de fraude dans les prestations de la sécurité sociale en mettant en place un dispositif préventif et coercitif après la sensibilisation des parties concernées».

Pour le ministre, cette démarche nécessite la conjugaison des efforts et leur dynamisation au niveau local, en sollicitant l’aide des walis, afin de garantir le bon fonctionnement des structures de la sécurité sociale et faciliter la coordination avec les services des secteurs représentés au niveau local, estimant que «la centralisation n’aura aucune efficacité sans la participation totale au niveau local». 

Auteur: elmoudjahid
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