Dans son communiqué de presse, il a précisé que c’est désormais au Chef d’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, de décider de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever, par la même, le processus électoral jusqu’à l’élection d’un président de la République et la prestation de serment.
Les réactions à l’annonce n’ont pas tardé, notamment des chefs des partis politiques qui ont estimé que cette décision était très attendue, compte tenu du rejet populaire de ce scrutin. Ils ont également souligné la nécessité d’engager un dialogue «sérieux» et «responsable» afin de fixer une nouvelle date de ce scrutin.
C’est dans ce contexte que le président du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah, a déclaré qu’il s’attendait au report de cette élection que le mouvement populaire rejette. «Le peuple veut que l’organisation des élections soit confiée à des personnalités dignes de confiance», a-t-il souligné.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, a appelé à un dialogue «urgent» et «responsable», en vue de fixer une nouvelle date pour l’élection  présidentielle, et de créer «toutes» les conditions susceptibles d’assurer sa «transparence», et ce par l’installation d’une commission nationale indépendante qui sera chargée d’organiser le scrutin.
Le président du parti Fadjr El-Djadid a estimé de son côté que la déclaration du Conseil constitutionnel quant à l’impossibilité de tenir l’élection  présidentielle à la date du 4 juillet prochain n’est pas une «surprise» et était «attendue», et affirmé que notre pays se trouve aujourd’hui dans une situation de «vide constitutionnel». Tahar Benbaïbeche a souligné la nécessité d’aller vers un dialogue «direct» entre toutes les parties afin de fixer une nouvelle date et de mettre en place les mécanismes de création de l’instance nationale d’organisation des élections. Au MSP, on insiste sur la nécessité de fournir «toutes les garanties» permettant d’instaurer un dialogue «sérieux» et «sincère», à même de fixer une nouvelle date de la présidentielle.
Aux yeux d’Abderazak Makri, le report des élections était «prévisible» et qu’il appartient aujourd’hui de «tirer parti» de cette leçon quant à l’impossibilité d’aller «au-delà» de la volonté du peuple.
Le Front des forces socialistes a déclaré, dans un communiqué de presse, que l’annulation de l’élection est un «autre acquis» de la révolution populaire. Le FFS estime aussi que le chemin reste «encore long pour concrétiser toutes les revendications légitimes du peuple».
    Salima Ettouahria

Auteur: elmoudjahid
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