S’il est un fait incontestable, actuellement, c’est que l’ensemble des intervenants sur la scène nationale, les élites intellectuelles,
de même que la classe politique et la société civile sont unanimes quant à l’importance du dialogue, la concertation et la recherche du consensus, pour trouver des solutions et sortir de l’impasse due à la crise politique qui s’éternise depuis un certain temps déjà.
A cet effet, tous les segments de la société sont appelés à participer et à promouvoir l’idée du dialogue. Et c‘est dans cette perspective que s’est inscrit le secteur des Affaires religieuses. Avec plus de 17.000 mosquées sur le territoire national, les imams montent au créneau, pour dire qu’ils sont partie prenante dans la promotion de l’idée du dialogue.
«Notre rôle n’est pas de faire de la politique, mais le devoir national nous oblige à parler de sujets qui intéressent la nation», a déclaré dans cette optique, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Youcef Belmahdi, pour indiquer que son département a demandé aux imams de consacrer la prêche de vendredi prochain à la promotion de la culture du dialogue, de la réconciliation.
Le ministre a expliqué que «le rôle de la mosquée n’est pas de faire de la politique, mais que le devoir national oblige à parler de sujets qui intéressent la nation». L’explication du ministre vient éclairer le fait que «le rôle des imams consiste à proposer aux fidèles une lecture modérée cohérente, apaisée, contextualisée et imprégnée de spiritualité de la situation vécue».
Le ministre ajoute qu’il est important que les imams œuvrent à donner aux citoyens des repères pour mieux vivre, et ainsi, «les aider à prendre conscience de leurs responsabilités pour préserver la stabilité de leur pays». Par ailleurs, il note que le secteur des affaires religieuses a toujours fait dans l’approche intersectorielle, quand il s’agit de défendre les intérêts suprêmes de la Nation. «Nos imams ont de tout temps appelé au dialogue et à la réconciliation dans leurs prêches. Ils n’attendent pas de directives pour contribuer à la promotion de la culture de la paix et la préservation de la stabilité», a rappelé le ministre, tout en insistant sur «le dialogue inclusif, en cette période caractérisé par un blocage politique de plus en plus présent. Il est bon de mettre en exergue, que les animateurs du dialogue national ont insisté sur le fait que forum organisé samedi dernier, n’est que la première étape, et qu’«il reste aujourd’hui la possibilité d’élargir ce que nous avons fait aux autres forces politiques.
C’est ce que nous envisagerons de faire avec la prochaine étape», a estimé, il y a quelques jours le coordonnateur pour la gestion de la conférence nationale de dialogue, Abdelaziz Rahabi. Les prochaines consultations tenteront d’avoir «une approche commune et consensuelle de l’ensemble des représentants de l’opposition et de la société civile pour sortir de la crise. Nous n’attendons pas que les propositions du pouvoir nous sortent de la crise. Il s’agit d’un effort national de sortie de crise, il y a urgence à trouver un accord politique global», a-t-il ajouté. Les propositions émanant de cette conférence seront soumises aux pouvoirs publics, ainsi qu’aux élites et aux autres forces politiques pour pouvoir trouver des convergences entre toutes les offres de dialogue faites jusque-là, dont l’unique objectif est d’épargner le pays des effets du prolongement de la crise politique.
Le forum a permis de rassembler, selon les organisateurs, plus de 700 participants au nom des formations politiques, des syndicats autonomes, des associations de la société civile de divers horizons et secteurs, des personnalités et des académiciens, des jeunes activistes du mouvement, et des étudiants. L’objectif étant de permettre au dialogue de s’installer entre les différents courants politiques de l’opposition et de contribuer à faire avancer le débat sur toutes les solutions possibles pour sortir notre pays de la crise politique actuelle. En somme, les forces politiques doivent s’entraider, car il n’y a pas d’autre alternative que de s’asseoir autour de la table de dialogue.
Tahar Kaïdi
Auteur: elmoudjahid
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