Pas moins de 150 enfants séjournant dans le camp de vacances de Draouch, daïra de Ben M’Hidi (wilaya d’El Tarf), ont été la cible, jeudi, d’une campagne de sensibilisation à la gestion et l’économie de l’eau, lancée par l’agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau (AGIRE), relevant du ministère des Ressources en eau, a-t-on appris des responsables de cette agence. «Cette campagne a permis aux jeunes estivants du camp de Draouch de s’adonner à des activités diverses relatives à la gestion et l’économie de l’eau, par un changement des comportements négatifs quant à l’utilisation de ce liquide vital», a-t-on précisé. Des cours pédagogiques et des jeux éducatifs sur l’eau, seront également animés par les animateurs des centres de vacances et de loisirs de la DJS d’El Tarf pour une meilleure sensibilisation de ces jeunes estivants, âgés entre 6 et 14 ans, venant des wilayas du Sud du pays en quête de loisirs et de fraicheur sur le littoral Est du pays, a-t-on également ajouté. Cette campagne a pour but «d’informer et de sensibiliser les jeunes sur la nécessité d’économiser l’eau et l’importance de la préserver du gaspillage et la pollution», tout en consommant avec «rationalité et responsabilité», notamment durant la saison estivale où la demande en eau est plus importante, a-t-on indiqué du côté de l’agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau. Placée sous le thème «l’eau est là, préservons là !», cette action de sensibilisation ciblera, a-t-on soutenu, les camps de Tonga et Oum Théboul, afin d’inciter les jeunes estivants à économiser l’eau à travers des conseils et des recommandations visant à préserver cette ressource naturelle précieuse. Se poursuivant jusqu’au début du mois d’août prochain, cette campagne touchera plusieurs autres camps et centres de vacances à travers la région, a-t-on noté.

…Et robinets à secs à Bouira

La commune montagneuse et enclavée de Maâlla localisée à l’ouest de Bouira dispose du grand barrage de Koudiet Acerdoune, d’une capacité de plus de 640 millions de m3, mais ses quelques 5.000 habitants souffrent toujours d’une crise aiguë en matière d’alimentation en eau potable, a indiqué jeudi dernier, le président de l’Assemblée populaire communale (APC), Mohamed Belkadi. «Hier (mercredi) au conseil de la wilaya, j’ai soulevé au wali de Bouira (Mustapha Limani) ce sérieux problème qui dure depuis dix ans et dont souffre les habitants surtout les 2.000 que compte uniquement le chef-lieu communal. Notre commune n’est alimentée qu’à partir d’un seul forage dont le débit est très insuffisant, notamment en période d’été», a expliqué à l’APS M. Belkadi. Plus de 3.000 autres citoyens des villages éparses de cette municipalité montagneuse sont privés d’eau potable, notamment en été. «Ces habitants se débrouillent chacun à sa manière pour s’approvisionner en eau potable, alors que le deuxième grand barrage d’Algérie est réalisé sur le territoire de la commune, c’est vraiment inconcevable», s’est plaint le président de l’APC. Selon les détails fournis par le même responsable, une enveloppe de 70 millions de dinars a été allouée à la réalisation d’un projet afin de raccorder cette commune au système des grands transferts des eaux du barrage Koudiet Acerdoune, mais, les travaux «traînent toujours et ce projet ne va pas régler ce problème», a-t-il estimé. «Ce projet est insuffisant car l’eau n’arrive à Maâlla qu’après un long détour du réseau allant jusqu’à Tablat (Médéa)», a expliqué M. Belkadi. Outre Maâlla, d’autres communes voisines, à l’image de Guerrouma et Boukram, sont mal alimentée malgré les efforts de raccordement au système des grands transferts de ce barrage de Kjoudiet Acerdoune. Actuellement, la commune de Maâlla est alimentée à partir d’une source deux fois par semaine et pour une durée de deux heures. «Cela est très insuffisant pour nous, nous réclamons l’eau du barrage», a insisté le Président de la commune. Au cours d’un conseil de wilaya tenu mercredi dernier, le premier magistrat de la wilaya a demandé aux directeurs des ressources en eau et de l’Algérienne des eaux (ADE) de trouver une solution à cet épineux problème pour raccorder et alimenter suffisamment cette commune. Des responsables des communes de Guerrouma et de Maâlla ont signalé par ailleurs le phénomène des picages illicites du réseau par des agriculteurs à Tablat (Médéa). «Ce phénomène est à l’origine du manque du volume d’eau mobilisé sur le réseau alimentant les communes de Guerrouma ainsi que de Boukram», ont estimé les mêmes responsables.

Auteur: elmoudjahid
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