– Premier départ vers les Lieux saints, le 15 juillet.
– 900 places pédagogiques supplémentaires, pour la formation des imams.
– Affectation de 2.440 logements au profit des imams.
Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Youcef Belmehdi, a présidé, hier à Dar El-Imam d’El-Mohammadia (Alger), une rencontre avec les cadres des directions des wilayas de son secteur. L’examen du dossier des waqfs, de la teneur pédagogique des discours et prêches des mosquées, la gestion des affaires administratives étaient parmi les thématiques inscrites à l’ordre du jour.
L’heure est au bilan pour le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Youcef Belmehdi, qui s’est félicité de «l’affectation de 2.440 logements, toutes formules confondues, au profit des imams». Le ministre a précisé que «ceux qui ont déposé des dossiers doivent attendre leur examen, au même titre que tout autre citoyen», et d’ajouter que «l’étude des dossiers verra le nombre des bénéficiaires augmenter, pour atteindre les 6.104 logements au profit des imams».
Aussi, «les conditions socioéconomiques sont d’une importance majeure pour la stabilité du secteur», avance le ministre, non sans souligner «le rôle» que jouent les imams dans la promotion de «la culture du dialogue» vu qu’ils sont directement impliqués dans la vie de la communauté, où ils assurent le rôle de conseillers et de médiateurs.
L’autre condition concerne la protection des imams. Un sujet qui refait surface à chaque fois que les médias rapportent des faits d’agressions dont sont victimes ces derniers. M. Belmehdi explique d’abord que «l’Etat, avec tous les moyens qu’il mobilise, est là pour protéger tout citoyen et veiller à sa sécurité».
Néanmoins, le ministre ne s’arrêtera pas là, puisqu’il révélera que «des contacts avancés avec le département de la Justice sont en cours, et ce, dans le but de réactiver le projet de loi incriminant les atteintes ou intimidations à l’encontre des imams».
Ce projet qui, rappelle-t-il, «date de 2017, sera réactivé pour être examiné et proposé aux députés, une fois la situation politique stabilisée».
«Nos imams ont de tout temps appelé au dialogue et à la réconciliation dans leurs prêches. Ils n’attendent pas de directives pour contribuer à la promotion de la culture de la paix et la préservation de la stabilité», répond le ministre à une question sur l’apport de la mosquée dans l’initiative du chef de l’Etat, qui a appelé à un dialogue inclusif, en cette période charnière marquée par des revendications populaires.
La loi sur la gestion des biens waqfs, annoncée pour la prochaine rentrée sociale
A cet effet, il soulignera que «le rôle des imams consiste à proposer aux fidèles une lecture de l’islam cohérente, apaisée, contextualisée et imprégnée de spiritualité. C’est ce qui permet de donner aux citoyens des repères pour mieux vivre, et ainsi les aider à prendre conscience de leurs responsabilités pour préserver la stabilité de leur pays».
Versant plutôt dans le réalisme et l’action de terrain, le ministre a tenu à adresser un message aux responsables et cadres de son secteur : «La fonction administrative demande une disponibilité, une écoute et une présence de tous les instants. C’est une lourde responsabilité. Cette responsabilité impose aux cadres du secteur une exigence face à leur action, une éthique face à leur engagement. Ils doivent avoir un discours en phase avec leur environnement, un rayonnement au-delà de la mosquée.»
Pour régler les problèmes du secteur des Affaires religieuses, le ministre avait formulé, il y a quelques semaines, le souhait de voir élaborer «une charte d’éthique» qui devrait définir les principes orientant la mission de tous les acteurs du secteur des Affaires religieuses. Dans ce contexte, il a encore une fois affirmé que seul «l’esprit d’ouverture et de dialogue avec les acteurs du secteur est à même d’instaurer un climat de sérénité et de stabilité». Le ministre a cette fois mis en avant ce qu’il a qualifié de «solidarité administrative» pour évoquer les responsables administratifs qui devraient, selon lui, «être à la hauteur de la confiance qu’on leur accorde».
Le ministre a, par ailleurs, expliqué qu’un projet de loi sur la gestion des waqfs verra le jour, «lors de la prochaine rentrée sociale».
Enfin, il évoquera la saison du Hadj, en informant que «le premier départ des membres de la délégation algérienne est programmé pour le 10 juillet. Celui-ci devrait être suivi du premier vol de hadjis vers les Lieux Saints le 15 du même mois».
Dans un autre contexte, le ministre a fait état de l’augmentation du nombre des places pédagogiques au niveau des centres et instituts de formation des imams et Irchad (orientation) : «La capacité d’accueil, qui était de 100 places l’année passée, a atteint presque les 1.000 cette année.»
Tahar Kaidi
Auteur: elmoudjahid
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