Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a présenté, hier, devant la Commission des affaires juridiques et administratives, des droits de l’Homme, de l’organisation locale, de l’aménagement du territoire et du découpage territorial, en présence du président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, du questeur parlementaire, des chefs et représentants des groupes parlementaires et des membres du Conseil n’appartenant pas aux groupes parlementaires, le projet de révisison constitutionnelle. 
Le projet d’amendement de la Constitution présenté par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad; a été examiné lors d’une réunion présidée par le président par intérim du Conseil de la nation, Salah Goudjil. M. Djerad a évoqué les motifs ayant présidé à l’élaboration de ce projet qui revêt une importance cruciale et constitue «un premier pas fondamental dans le processus de changement et la réforme ouvrant la voie à une restructuration nationale devant insuffler une nouvelle dynamique dans tous les secteurs».
Le Premier ministre a rappelé que «la nouvelle Constitution mettra le pays à l’abri des dérives politiques, du despotisme et de l’autoritarisme». M. Djerad a déclaré que cette Constitution répondra aux aspirations des Algériens qui, dans un élan populaire pacifique et conscient, ont exigé le changement en assumant leur responsabilité devant l’histoire.
Le Premier ministre a affirmé que cette Constitution permettra de libérer le pays des forces extraconstitutionnelles ayant subtilisé la décision politique et économique de l’Etat ce qui a «impacté le fonctionnement des institutions du pays, fragilisé la cohésion sociale et débouché sur une crise multidimensionnelle et des risques internes qui ont véritablement menacé les piliers de l’Etat national, sa sécurité et l’unité de son peuple, a-t-il ajouté.
Affirmant que le projet de la Constitution «se veut une réponse aux revendications populaires exprimées lors du hirak du 22 février», M. Djerad a expliqué que «les amendements proposés visent à édifier un Etat de droit et de démocratie participative». «Un Etat fidèle aux principes de la déclaration de 1er Novembre, un Etat dans lequel tous ses enfants participent à son édification, sans exclusion, ni distinction aucune, un Etat où tous les citoyens jouissent équitablement de ses richesses dans la cohésion et l’unité nationale»
La Premier ministre a détaillé les principales propositions comportées dans le texte, à travers les six axes. Il s’agit des droits fondamentaux et libertés publiques, du renforcement de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, de l’indépendance de la justice, de la Cour constitutionnelle, de la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption et de l’Autorité nationale indépendante des élections.
S’agissant du choix de la date du référendum, M. Djerad a indiqué que «cela sera une halte historique et une autre occasion autour de laquelle les Algériens redessineront les contours de l’avenir. «Cette date représente un jalon important liant l’avenir du pays à son passé glorieux», ajoute-t-il appelant à «la rupture définitive avec les pratiques du passé».
 «La Constitution sera soumise au référendum du peuple qui reste la source de tout pouvoir, de toute légitimité et détenteur de la souveraineté», a fait savoir M. Djerad. Il ajoute : «Nous sommes convaincus que le peuple algérien, comme à son accoutumée, plébiscitera, à la faveur de toutes les étapes décisives de son histoire, ce projet qui répond à ses aspirations et attentes exprimées durant le sursaut populaire, déclenché le 22 février 2019.»
De son côté M. Salah Goudjil, président par intérim du Conseil de la nation a insisté sur «l’importance de l’attachement aux fondamentaux de la nation et à la déclaration du 1er novembre».
Le président par intérim du conseil de la nation a déclaré : «Nous faisons partie de la génération de Novembre et nous resterons toujours attachés aux principes de notre Révolution.» «Il ne s’agit pas d’une Constitution temporaire ou provisoire, mais d’une loi fondamentale pour les générations futurs pour que l’Etat demeure solide et debout», a conclu M. Goudjil.
Tahar Kaidi

Auteur: elmoudjahid
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