Après Essaouira, Rhamna lance son «Territorial innovation lab». Et c’est au Douar Skoura, un village de la commune de Sidi Boubker que s’est tenue récemment la rencontre fondatrice du projet en présence de 150 personnes. L’intelligence collective pour le bien commun et pour lutter contre l’exclusion sociale.
Voilà comment résumer cette initiative qui réunit des compétences d’horizons divers afin de trouver des réponses concertées à des fragilités ou des problématiques territoriales. Car comme le précise Aziz Bouignane, gouverneur de la province et, partie prenante du projet, «en mettant en commun les savoirs, les compétences et les capacités, il est possible de multiplier et œuvrer différemment à l’édification collective de piliers solides de développement pour la Province de Rhamna».
La force de l’open innovation impliquant des parties prenantes de compétences et d’horizons divers, animées par le désir de débattre des problématiques de développement territorial de leur région, permettra de proposer des solutions innovantes, efficaces, prenant en considération, le génie du territoire et les visions de chaque intervenant territorial.
Chaque projet donnera lieu d’une part à la constitution d’une équipe spécifique pluridisciplinaire fonctionnant en intelligence collective, et d’autre part à la formation d’un bassin de compétences du terroir. Car rappelons-le, l’atout «équipe multidisciplinaire» permet d’éviter les idées qui peinent à marcher.
Dans cette optique collégiale, les membres fondateurs du laboratoire représentent plusieurs parties prenantes entre la Province, l’université Mohammed VI Polytechnique, des ONG ou encore des entreprises comme l’OCP. «Cela va donner encore plus de force à notre programme Act4community au niveau de la Province de Rhamna, d’une part par la multiplication des canaux de concertation et de co-construction et d’autre part par le renforcement de nos équipes par des experts bénévoles de tous bords», souligne Ramzi Abdelkrim, directeur OCP des sites de Rhamna et Youssoufia.
Et c’est donc tout symboliquement que la 1re rencontre de ce laboratoire d’idées s’est tenue à Douar Skoura pour marquer l’importance du développement inclusif et durable du monde rural. Les habitants du Douar se sont d’ailleurs joints aux groupes de travail et ont apporté leurs témoignages et leurs idées pour une meilleure approche du développement rural. Rappelons aussi que c’est dans ce même village, que l’association Terre et Humanisme Maroc a élu domicile et y a construit sa ferme pédagogique, soutenue par Pierre Rabhi, père de l’agroécologie (cf.L’Economiste N° 4537 du 1er juin 2015).
De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE
Auteur: hlafriqi
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