Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a donné de fermes instructions aux walis, leur ordonnant de prendre les mesures préventives nécessaires à même d’éviter les inondations durant les saisons d’automne et d’hiver.
Il s’agit, notamment de la mise en place, au niveau de chaque commune, de systèmes d’alerte et de prévention des crues des ruisseaux pour les zones concernées par ce risque.
L’accent sera mis également sur toute l’importance d’accélérer la cadence de l’opération de curage des oueds et de maintenance des réseaux d’assainissement et des avaloires.
Le même document du ministère de l’Intérieur, adressé aux walis, insiste aussi sur l’impérieuse nécessité d’élaborer des plans locaux aux fins de réduire les risques d’inondations, d’animer des campagnes d’information et de sensibilisation autour de cette question, et de mettre en place des cellules de suivi et d’exploitation des informations recueillies après chaque Bulletin météo spécial (BMS) émis par l’Office national de météorologie (ONM).  En somme, et à travers les nombreuses dispositions prises par le ministère de l’Intérieur, tout est à présent réuni pour prévenir et réduire, au maximum, les risques des inondations qui restent, il faut le dire, un phénomène mondial occasionnant souvent de lourds dégâts, allant même jusqu’à la perte de vies humaines. Signalons, sur un autre plan, que le document adressé aux walis fait référence à la loi n° 04-20 du 25 décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes, dans le cadre du développement durable ; une loi qui entend par risque majeur, «toute menace probable pour l’homme et son environnement pouvant survenir du fait d’aléas naturels exceptionnels et/ou du fait d’activités humaines».
Ce qu’il faut retenir dans ce même sillage, c’est que les règles de prévention des risques majeurs et de la gestion des catastrophes visent, en fait, à «prévenir et prendre en charge les effets des risques majeurs sur les établissements humains, leurs activités et leur environnement, dans un objectif de préservation et de sécurisation du développement et du patrimoine des générations futures», comme mis en exergue par le texte de loi. L’objectif est d’améliorer la connaissance des risques, de renforcer leurs surveillance et prévision, et de développer l’information y afférente.
Il s’agit en outre de mettre en place de dispositifs ayant pour objectif la prise en charge cohérente, intégrée et adaptée de la catastrophe éventuelle.
Aussi, et comme mis en exergue dans l’article 24 de la même loi, le plan général de prévention des inondations doit impérativement comporter «une carte nationale d’inondabilité» précisant l’ensemble des zones inondables, y compris les lits d’oued et les périmètres situés en aval des barrages et exposés, à ce titre, en cas de rupture de barrage, ainsi que la hauteur de référence pour chaque zone déclarée inondable, au-dessous de laquelle les périmètres concernés sont grevés de la servitude non  ædificandi (les zones inondables où il est interdit de construire).
Le plan général de prévention des inondations mentionne également les seuils, conditions, modalités et procédures de déclenchement des pré-alertes et des alertes, ainsi que les procédures de suspension des alertes. 
Il faut dire qu’en général, les inondations peuvent avoir de lourdes conséquences en affectant les personnes, les communications, les biens et les activités, mais aussi le milieu naturel.
Selon les experts en la question, le risque numéro un pour les personnes est d’être emportées ou noyées en raison de la hauteur d’eau pouvant dépasser le mètre ou de la vitesse d’écoulement (à partir de 0,50 m/s).
Les spécialistes citent un autre facteur relatif à la durée de l’inondation qui peut conduire à isoler des foyers de populations situés sur des îlots coupés de tout accès ; c’est dire l’ampleur du problème, d’où toute l’importance de l’acte de prévention. Ne dit-on pas : prévenir, c’est guérir ?
Et c’est dans cet objectif que le ministère de l’Intérieur a pris les devants en cette fin de période estivale.
Cela dit, la lutte contre les inondations est un devoir nécessitant la synergie des efforts de tout un chacun, y compris les populations appelées à faire preuve de civisme et à adopter des réflexes citoyens, en évitant par exemple de provoquer, sciemment, des dégâts écologiques. Bref, l’implication de tous est vivement recommandée.
Soraya Guemmouri

Auteur: elmoudjahid
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