C’est parti pour le 1er round des négociations d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Selon Michael Gove, le ministre du Bureau du Cabinet, le premier round aura lieu du 18 au 20 mars à Londres.
Et de préciser que la première rencontre avait permis «d’identifier un niveau de compréhension commune du terrain que les futures négociations pourraient couvrir». Dans d’autres domaines comme la pêche, la gouvernance, le règlement des différends ainsi que les conditions de concurrence, il y a comme prévu d’importantes divergences.
Le gouvernement britannique veut conclure un nouvel accord sur la pêche, fondé sur la méthodologie scientifique qui avait été employée pour élaborer le pacte entre l’UE et la Norvège dans ce secteur. La pêche, tout comme l’aviation, le nucléaire civil et la coopération policière et judiciaire, fait partie des secteurs que le Royaume-Uni voudrait négocier indépendamment de l’accord de libre-échange principal avec l’UE.
À Bruxelles, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a une nouvelle fois mis en garde le Royaume-Uni: si celui-ci souhaite conserver un accès facile au marché unique de l’Union, il doit adhérer aux règles de l’UE. De leur côté, les responsables britanniques insistent sur le fait que leur gouvernement n’entend ni affaiblir «les protections existantes» ni nuire aux politiques de l’UE en matière de concurrence et de subventions.
«Concernant le respect de règles du jeu équitables, nous nous engageons à discuter d’une concurrence ouverte et loyale. Nous ne diluerons aucune des protections existantes», ont-ils assuré. C’est le pacte commercial UE-Canada que le Royaume-Uni voudrait voir servir de modèle à son propre accord avec l’Union. Selon les représentants britanniques, le gouvernement de Boris Johnson n’acceptera, à l’avenir, ni un alignement sur les règles de l’UE, ni sur toute juridiction de la Cour de justice européenne basée à Luxembourg.
Les premières salves, dans le cadre des négociations sur le futur partenariat, ont révélé un sentiment belliqueux encore plus net que celui qui avait marqué le processus d’application de l’article 50, deux fois prolongé, sur l’accord de retrait. Le Premier ministre Boris Johnson a déclaré à plusieurs reprises que si le Royaume-Uni n’obtenait pas un accord similaire à celui conclu entre l’UE et le Canada, les échanges commerciaux entre l’Union et le Royaume-Uni seraient régis selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce.
Au début du mois de mars, Michael Gove a prévenu que Londres était prêt à se retirer des négociations en juin si les progrès réalisés en vue de finaliser un pacte commercial d’ici à l’automne étaient insuffisants. Les responsables britanniques ont cependant relativisé l’importance de l’échéance de juin, date à laquelle un sommet doit avoir lieu à Bruxelles.
A.G.
Auteur: hlafriqi
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