Entre ambitions vertes et réalités industrielles, la décarbonation des entreprises marocaines peine encore à se concrétiser. Pression du CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism, dénommé en français Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, ou MACF), retard des zones industrielles vertes et manque de solutions opérationnelles: Said Guemra, expert-conseil en management de l’énergie, décrypte les blocages du modèle actuel.
1. Vous affirmez que la décarbonation des entreprises est aujourd’hui « impossible ». Est-ce un problème technologique, réglementaire, financier ou avant tout de gouvernance industrielle au Maroc ?
Dire que la décarbonation des entreprises est très difficile à réaliser n’est pas compliqué à comprendre. Elle découle directement des trois scopes du Greenhouse Gas Protocol, souvent appelé GHG Protocol. Ce référentiel a été créé par le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD). Il constitue aujourd’hui la référence mondiale utilisée par les entreprises multinationales, les cabinets d’audit, les agences de notation et le mécanisme européen CBAM.
Le scope 1 correspond aux émissions directes de l’entreprise : fours, chaudières, carburants, procédés industriels ou véhicules internes. Le scope 2 correspond aux émissions indirectes liées à l’électricité achetée ; c’est ici qu’interviennent l’électricité verte, les PPA et l’autoproduction. Le scope 3 regroupe toutes les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur : matières premières, transport des fournisseurs, déchets, logistique et déplacements.
Lire aussi I Décarbonation: 70% de PME marocaines déjà engagées
Selon la nature de l’activité, la répartition des émissions varie fortement. Si une entreprise consomme beaucoup d’électricité, le scope 2 devient dominant. L’entreprise doit donc passer d’une forte intensité carbone, exprimée en grammes de CO2 par unité produite, à une intensité plus faible, puisque c’est le contenu carbone de la marchandise qui sera taxé, et non la totalité des émissions de l’entreprise. Avant même de parler d’énergie, on comprend déjà le rôle de la productivité : produire plus avec moins d’énergie et moins de CO2 par unité produite.
Pour se décarboner, une entreprise marocaine doit agir sur les trois scopes afin de réduire ses émissions de CO2 et, par la même occasion, son exposition à la taxe carbone. Il existe toujours de petites opérations possibles, mais leur taux de réduction CO2 reste souvent très faible.
Le scope 1, les possibilités d’action sont limitées. Si une entreprise utilise du fioul ou du gaz, elle ne dispose pas toujours d’une alternative immédiatement moins carbonée. Au mieux, elle peut améliorer ses rendements. Certains usages industriels peuvent être électrifiés, mais le coût du kWh électrique, ainsi que son contenu carbone de 0,68 kgCO2/kWh, rendent souvent l’opération dissuasive par rapport au kWh thermique.
Passer du fioul, avec 0,27 tCO2/MWh, au gaz, avec 0,20 tCO2/MWh, peut permettre une réduction de 26 %. Mais le prix du gaz et sa volatilité n’encouragent pas les industriels à réaliser cette transition. Il faut donc une électricité renouvelable à bas coût et un réseau électrique puissant pour envisager une électrification industrielle significative. Quant à l’hydrogène, il n’est pas pour demain. La question devient alors simple : quelles possibilités réelles restent aux entreprises pour décarboner leur scope 1 ?
Lire aussi I Izdihar lance “Green Shift”, un modèle de décarbonation industrielle au Maroc
Le scope 3 est encore plus complexe. Il concerne le transport, la logistique, les matières premières et toute la chaîne de valeur internationale. Même les grands groupes peinent à le maîtriser. Le transport représente généralement une part majeure du scope 3, mais au Maroc le diesel domine encore. L’électricité marocaine reste fortement carbonée, ce qui limite l’intérêt immédiat de l’électrification du transport tant que le facteur d’émission national ne baisse pas. Pour les matières premières, l’acier vert, l’aluminium bas carbone ou les plastiques recyclés peuvent être exigés, mais comment contrôler réellement le facteur carbone d’un acier importé ? Beaucoup de fournisseurs marocains ne disposent même pas encore d’un bilan carbone.
2. Quel bilan faites-vous des ambitions dans le vert ?
Je préfère aborder ici la question du scope 2, car c’est la plus importante, et elle rejoint votre question. Comme indiqué plus haut, le scope 2 concerne les émissions liées à l’électricité. Pour les calculer, il faut un facteur d’émission électrique officiel, permettant de convertir les kWh consommés en tonnes de CO2. Dans de nombreux cas industriels, l’électricité représente la part la plus importante du bilan carbone de l’entreprise.
Or le facteur d’émission électrique officiel du Maroc n’existe pas. Je l’ai calculé à 0,68 kgCO2/kWh. Par conséquent, la notion de bilan carbone opposable à l’étranger reste inexistante. C’est l’un des premiers problèmes à résoudre si l’on veut parler sérieusement de décarbonation. L’absence de facteur d’émission officiel constitue un handicap majeur. On ne peut pas parler de bilan carbone robuste tant que chaque entreprise applique le facteur d’émission qui lui convient.
Dans plusieurs pays, le facteur d’émission est calculé de manière régulière, parfois en temps réel. Cette négligence risque de coûter très cher aux entreprises marocaines, car l’Union européenne peut appliquer un facteur par défaut beaucoup plus pénalisant. Le Maroc a investi plusieurs milliards de dirhams dans les renouvelables, mais n’a toujours pas publié officiellement le principal indicateur permettant de valoriser cette décarbonation auprès des marchés internationaux. Nul ne peut parler de bilan carbone sans cette valeur officielle.
Lire aussi I Mme Benali: les énergies vertes représentent 46% de la capacité nationale
Pour ses besoins de décarbonation, une entreprise marocaine en moyenne tension devrait pouvoir acheter de l’électricité verte produite en haute tension, selon les dispositions de l’article 26 de la loi 13-09. Cet article est resté inactif pendant 16 ans depuis la publication de la loi en 2010. Or il constitue la clé d’une décarbonation massive du tissu industriel marocain, car il permettrait à certaines entreprises d’atteindre 100 % d’électricité verte et une réduction significative de leur scope 2.
Sans cet article, une entreprise raccordée en moyenne tension ne peut pas acheter directement une électricité verte compétitive. Avec un coût de production renouvelable de 0,30 Dh/kWh, auquel s’ajoutent les coûts d’accès au réseau, notamment la TSS, le TURT et le TURD, l’électricité verte pourrait être mise à disposition des entreprises autour de 0,50 Dh/kWh, ce qui correspond à l’esprit des recommandations du Nouveau Modèle de Développement.
Puis est arrivée la loi 82-21, avec un seuil minimal de 5 MW pour la production hors site. Ce seuil élimine plus de 95 % du tissu industriel marocain, dont les besoins réels se situent souvent entre 0,5 et 1,5 MW. Même à partir de 5 MW, l’arrêté des enveloppes impose des seuils très bas par distributeur. Cet arrêté limite les renouvelables entre 2 % et 2,5 % de la production nationale. Il faut savoir ce que l’on veut : promouvoir les renouvelables ou les limiter officiellement. C’est une particularité marocaine que je n’ai pas encore observée ailleurs avec une telle intensité. La moyenne tension industrielle est donc verrouillée de toutes parts.
La seule solution restante, dans le cadre de la loi 82-21, consiste à installer quelques panneaux photovoltaïques sur les toits des entreprises, afin d’apporter 10 % à 20 % d’électricité renouvelable. Même cette solution est limitée : injection plafonnée à 20 % du productible, rémunération très faible du kWh injecté, obligation de sous-dimensionner les installations pour éviter les pertes, rentabilité fortement dégradée les week-ends et les jours fériés. Le signal réglementaire envoyé est donc clair : le système accepte une autoproduction symbolique, mais ne permet pas une décarbonation massive et décentralisée.
Lire aussi I La BAD subventionne la décarbonation industrielle au Maroc à travers la SIE
Il existe certes des ambitions fortes en matière de transition énergétique et d’industrie verte, mais la réglementation parle un autre langage. Dans le cas réel d’une entreprise marocaine, l’installation de panneaux photovoltaïques a permis de réduire les émissions du scope 2 de 16 %. Mais, en tenant compte des émissions des scopes 1 et 3, le taux de décarbonation global est tombé à moins de 6 %. Voilà pourquoi je considère que la décarbonation des entreprises marocaines, dans les conditions réglementaires actuelles, relève d’une mission quasi impossible. Les panneaux sur les toits ne sont qu’une petite partie de la décarbonation industrielle.
3. Avec l’entrée progressive du mécanisme européen CBAM, les industriels marocains risquent-ils de perdre en compétitivité faute d’une véritable stratégie de traçabilité carbone et d’électricité verte certifiée ?
Les choses sérieuses du CBAM commenceront entre 2030 et 2034, avec l’extension progressive à davantage de secteurs. À ce moment-là, une part importante des exportations marocaines sera concernée. En 2026, les premiers prix carbone européens se situent déjà à un niveau significatif. Avec la raréfaction des quotas gratuits, plusieurs prévisions, notamment celles d’ABN AMRO et de BloombergNEF, placent le coût de la tonne de CO2 entre 150 et 200 euros à l’horizon 2030-2034.
En l’absence d’un facteur d’émission officiel reconnu par l’Europe, le bilan carbone des entreprises marocaines ne pourra pas être correctement certifié ni tracé. On parle d’un facteur d’émission susceptible d’être appliqué par défaut au Maroc de l’ordre de 0,907 kgCO2/kWh, soit une valeur fortement pénalisante. Par rapport à un facteur national calculé à 0,68 kgCO2/kWh, les entreprises marocaines supporteraient une pénalité supplémentaire d’environ 33 % sur leur scope 2.
La perte de compétitivité des entreprises marocaines est donc certaine si rien n’est fait. Il faut nous comparer à certains concurrents en Europe, en Turquie ou en Tunisie, dont les empreintes carbone peuvent être beaucoup plus faibles, notamment dans le textile. Pour la seule période 2026-2027, la taxe carbone susceptible d’être payée par les entreprises marocaines a été estimée entre 376 millions et 572 millions d’euros, soit de quoi amortir un grand projet éolien de 2 000 MW en 4 ans.
Il faut ensuite recalculer ces montants lorsque la taxe carbone sera multipliée par plus de deux et lorsque davantage de secteurs seront concernés. Le Maroc a beaucoup communiqué sur la décarbonation des entreprises, mais sans solutions concrètes à grande échelle. Les responsables n’ont pas suffisamment anticipé le problème. Il aurait fallu activer l’article 26, lancer 2 à 3 GW renouvelables dédiés et fournir une électricité verte compétitive aux entreprises exportatrices.
Lire aussi I Décarbonation maritime. Tanger Med trace la voie d’un port plus vert
L’accord récemment passé avec la Norvège pour l’affectation d’émissions évitées à ce pays représente, selon nos calculs, environ 4 millions de tonnes de CO2 évitées par an. À 180 euros la tonne en 2030, cela représente près de 730 millions d’euros par an d’émissions évitées au profit d’entreprises norvégiennes. Il aurait peut-être fallu réaliser cet exercice au profit des entreprises marocaines. Voilà le type d’erreur stratégique que nos entreprises risquent de payer au prix fort.
4. Vous estimez que les zones industrielles décarbonées promises n’ont jamais réellement vu le jour. Quelles sont aujourd’hui les principales barrières qui bloquent leur émergence ?
Ceux qui ont introduit la notion de zone industrielle décarbonée doivent préciser de quoi ils parlent. Comme nous l’avons vu, la décarbonation repose sur les trois scopes : 1, 2 et 3. Une zone industrielle ne devient pas décarbonée parce qu’on lui donne ce nom. Elle doit pouvoir démontrer une réduction réelle, mesurable et traçable de ses émissions.
Pour le scope 1, la question est simple : avec quelle énergie thermique zéro carbone ces entreprises vont-elles fonctionner ? L’hydrogène n’est pas pour demain. Pour le scope 2, quelle électricité verte va alimenter ces entreprises raccordées en moyenne tension ? Elles peuvent toujours installer des panneaux sur les toits, mais cela ne sera pas suffisant. Décarboner réellement le scope 2 suppose de rendre applicable l’article 26 et de permettre l’achat d’électricité verte produite en haute tension. Aujourd’hui, ce n’est pas possible. L’autre option serait de développer des renouvelables en moyenne tension, mais l’arrêté des enveloppes bloque cette voie.
Pour le scope 3, toute la logistique, le transport, les matières premières et les chaînes d’approvisionnement devraient également être bas carbone. Comment cela peut-il être garanti dans le monde réel ? Sans réponse claire à ces trois niveaux, une zone industrielle dite décarbonée reste surtout un concept de communication.
5. Vous critiquez souvent les objectifs énergétiques jugés « déconnectés du réel ». Selon vous, quelles mesures concrètes et réalistes faut-il mettre en place dès maintenant pour amorcer une véritable décarbonation industrielle au Maroc ?
Nul ne peut minimiser les efforts réalisés en 16 ans, notamment dans les grands projets, dont certains ne sont pas très heureux. Le secteur privé a été fortement impliqué dans des projets performants. Le Maroc est classé quatrième en Afrique avec une puissance renouvelable de 4 871 MW selon l’IRENA. Avec 25,9 % de mix électrique renouvelable réel, le Maroc est le premier pays africain en matière d’intégration de l’éolien et du photovoltaïque dans le mix électrique sur grands réseaux électriques dépassant 10 TWh par an.
Lire aussi I Casablanca: l’EHTP abrite un centre d’excellence sur l’hydrogène vert
La vraie question est la suivante : ces efforts ont-ils été à la hauteur de la vision royale de 2009 ? La réponse courte est non. Une réglementation dissuasive a été instaurée, surtout pour la basse et la moyenne tension. Selon les données disponibles, 98 projets en haute tension auraient été refusés, représentant près de 5 GW renouvelables, alors que les capacités d’accueil sont disponibles selon l’ANRE. Résultat : les cadences moyennes d’installation ont été de l’ordre de 200 MW par an entre 2010 et 2020, puis d’environ 300 MW par an par la suite. Un taux de décarbonation nationale avec les renouvelables actuels 11.3 TWh de l’ordre de 7.5%, alors qu’on parle d’une réduction de 45.5% en 2030, nous sommes très loin de cet objectif. 56% de la puissance installée actuelle produit moins de 5% du mix électrique. La transition énergétique est gérée avec un seul chiffre : la puissance installée : 45% alors que le monde entier parle en termes de mix électrique 26%. Sur 100 kWh électrique, les marocains ne savent pas combien sont renouvelables.
Le slogan actuel affirme que le Maroc doit passer du MW au GW. C’est exact si nous voulons dépasser la croissance de la demande électrique, qui pourrait atteindre 5 % ou 6 % par an, contrairement aux prévisions de l’AIE qui la situent autour de 2,88 %. Le Maroc connaît un fort développement, et l’électricité doit suivre. Mais il faut que les chiffres, les délais, les sites, les financements et les capacités réseau soient cohérents.
Premier exemple de déconnexion du réel : avec 4 871 MW de renouvelables et environ 12 000 MW de puissance totale installée, atteindre 52 % de renouvelables dans la puissance installée suppose d’ajouter environ 2 900 MW renouvelables. Le chef du gouvernement a annoncé cet objectif pour 2026, tandis que l’ONEE parle de fin 2027. Comment installer 2 900 MW en un an et demi ? et en huit mois selon le chef du gouvernement Où sont les sites, les financements, les autorisations et les campagnes de mesure ? Rien que la campagne de mesure du vent peut prendre plus de 12 mois. En 2025, le Maroc a installé 204 MW de solaire. Comment passer de 204 MW à 2 900 MW en 8 ou 18 mois ?
Deuxième exemple de déconnexion du réel : le Maroc annonce plusieurs grands projets à l’horizon 2030. Les principaux ordres de grandeur évoqués sont 15 000 MW de renouvelables, 1 400 MW de gaz ONEE, 1 700 MW MASEN, 5 000 MW portés par des industriels, 6 000 MW d’extension TAQA, 2 000 MW liés à l’accord ITMOs avec la Norvège, sans compter les projets autorisés selon la loi 13-09, soit 2 760 MW. Si le Maroc part d’une production électrique de 43,7 TWh en 2024 et adopte une croissance annuelle extrêmement élevée de 10 % jusqu’en 2030, le besoin national atteindrait environ 70 TWh, soit un ajout de 26 TWh. Or la production potentielle des projets annoncés, avec des facteurs de charge moyens, pourrait dépasser largement ce besoin de 72 TWh, qui va consommer cette énergie ? Où est la trajectoire énergétique consolidée et opposable permettant d’éviter cet empilement d’annonces ?
Lire aussi | Hydrogène vert: quand le Maroc s’impose sur la carte de la géopolitique énergétique
Troisième exemple de déconnexion du réel : le programme régional d’efficacité énergétique annonce un objectif de 20 % d’économie à l’horizon 2030. Rapporté à la facture énergétique moyenne du Maroc, ce pourcentage représenterait environ 20 milliards de dirhams d’économies. Mais derrière ces chiffres, une question industrielle fondamentale se pose : qui va réaliser ces économies ? Le Maroc dispose d’environ 20 bureaux d’audit énergétique et de deux ESCO. Le rôle d’un bureau d’audit se termine avec la remise du rapport. Ce sont les ESCO qui peuvent exécuter toute la chaîne de valeur de l’efficacité énergétique : financement, mise en œuvre des projets, mesure et vérification. Peut-on réellement réduire la facture énergétique nationale de 20 % avec deux ESCO, ou même avec 22 si les bureaux d’audit se transforment en ESCO ?
La première mesure urgente est l’application de la loi, en particulier l’activation de l’article 26 de la loi 13-09. Cet article permettrait aux entreprises d’accéder à une électricité renouvelable de réseau. S’il n’a pas été appliqué depuis 16 ans, c’est parce qu’il touche à l’équilibre économique des distributeurs. L’innovation doit donc consister à concilier les deux intérêts : permettre la décarbonation des entreprises tout en préservant un modèle économique soutenable pour les distributeurs.
Plusieurs pays ont été confrontés à cette problématique. Différentes solutions existent : taxe d’accès au réseau, rémunération spécifique du distributeur, ou rémunération à partir du productible. La solution qui me semble la plus élégante consiste à rémunérer le distributeur sur chaque kWh renouvelable produit, par exemple entre 0,05 et 0,10 Dh/kWh. Les SRM doivent devenir les partenaires de leurs clients en matière de décarbonation, et non leurs adversaires.
Comme nous l’avons vu, un taux final de décarbonation de 5 % à 10 % reste insuffisant pour des entreprises exportatrices qui pourraient payer plusieurs milliers d’euros par an au titre de la taxe carbone. C’est pourquoi je parle, dans les conditions réglementaires actuelles, d’une décarbonation impossible des industries marocaines.
Auteur: Ismail Saraoui
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
