Tout comme le général Khalifa Haftar, le président de la Chambre des représentants Aguila Salah est un pur produit tribal qui a longtemps bénéficié du soutien du puissant Conseil des tribus libyennes depuis 2014.

Les députés libyens se sont réunis au complet et pour la première fois depuis deux ans à Ghadamès, une ville du sud-ouest du pays, et ont décidé à l’unanimité d’élire un nouveau président de la Chambre des représentants (Parlement), en remplacement de l’actuel président Aguila Salah.

“Dans  le  cadre  des  efforts  de  réunification  de  la  Chambre  des représentants  et  afin  qu’elle  puisse  s’acquitter  de ses   obligations constitutionnelles, une session unifiée avec un quorum complet a été organisée dans la ville de Ghadamès”, a indiqué le Parlement dans un communiqué, fixant la date de l’élection du nouveau présidant pour le 21 décembre.

“Afin de renforcer la confiance mutuelle et de donner une nouvelle occasion au reste des membres du Parlement de se joindre aux discussions, il a été décidé que la prochaine session formelle se tiendrait également à Ghadamès, sous la direction du membre le plus âgé du Parlement et avec les membres les plus jeunes comme rapporteurs”, a ajouté le communiqué.

La réunion de Ghadamès est intervenue quelques jours après la rencontre de Tanger, au Maroc, où les députés libyens ont décidé d’enterrer la hache de guerre pour participer positivement au processus de relance du dialogue politique interlibyen, sous l’égide de l’ONU qui a enregistré beaucoup d’avance ces trois derniers mois, avec le défi de tenir des élections générales (présidentielle et législatives) avant la fin décembre 2021. 

Malgré l’existence de nombreux points de discorde entre les parties libyennes, aggravés par le poids des ingérences étrangères, les Libyens semblent déterminés à faire avancer d’eux-mêmes le processus politique, pour mettre fin à neuf ans de guerre chaotique.

Après avoir démenti toute opposition aux résolutions de Tanger, Aguila Salah a fini par avouer indirectement avoir contacté les services de renseignements marocains pour tenter de mettre fin à un processus qui va à l’encontre de ses intérêts et de Khalifa Haftar, ont rapporté hier les médias libyens.

C’est surtout le controversé général qui risque de perdre tout, avec l’éviction d’Aguila Salah de la tête du Parlement. Propulsé à la tête du Parlement grâce au soutien du Conseil des tribus libyennes, Aguila Salah est devenu un personnage politique central dans la crise politique en Libye. 

Grâce à son appui politique, le général Haftar a justifié la guerre de conquête qu’il a déclarée contre le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Serraj, basé à Tripoli, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme islamiste et la mouvance des Frères musulmans en Libye.

Aujourd’hui, les rapports de force au Parlement semblent avoir complètement changé, signe d’un changement profond au sein des tribus libyennes, qui veulent continuer à jouer un rôle de premier plan, comme cela était le cas du temps de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi et après sa chute fin 2011.
 

Lyès MENACER

Tout comme le général Khalifa Haftar, le président de la Chambre des représentants Aguila Salah est un pur produit tribal qui a longtemps bénéficié du soutien du puissant Conseil des tribus libyennes depuis 2014.

Les députés libyens se sont réunis au complet et pour la première fois depuis deux ans à Ghadamès, une ville du sud-ouest du pays, et ont décidé à l’unanimité d’élire un nouveau président de la Chambre des représentants (Parlement), en remplacement de l’actuel président Aguila Salah.

“Dans  le  cadre  des  efforts  de  réunification  de  la  Chambre  des représentants  et  afin  qu’elle  puisse  s’acquitter  de ses   obligations constitutionnelles, une session unifiée avec un quorum complet a été organisée dans la ville de Ghadamès”, a indiqué le Parlement dans un communiqué, fixant la date de l’élection du nouveau présidant pour le 21 décembre.

“Afin de renforcer la confiance mutuelle et de donner une nouvelle occasion au reste des membres du Parlement de se joindre aux discussions, il a été décidé que la prochaine session formelle se tiendrait également à Ghadamès, sous la direction du membre le plus âgé du Parlement et avec les membres les plus jeunes comme rapporteurs”, a ajouté le communiqué.

La réunion de Ghadamès est intervenue quelques jours après la rencontre de Tanger, au Maroc, où les députés libyens ont décidé d’enterrer la hache de guerre pour participer positivement au processus de relance du dialogue politique interlibyen, sous l’égide de l’ONU qui a enregistré beaucoup d’avance ces trois derniers mois, avec le défi de tenir des élections générales (présidentielle et législatives) avant la fin décembre 2021. 

Malgré l’existence de nombreux points de discorde entre les parties libyennes, aggravés par le poids des ingérences étrangères, les Libyens semblent déterminés à faire avancer d’eux-mêmes le processus politique, pour mettre fin à neuf ans de guerre chaotique.

Après avoir démenti toute opposition aux résolutions de Tanger, Aguila Salah a fini par avouer indirectement avoir contacté les services de renseignements marocains pour tenter de mettre fin à un processus qui va à l’encontre de ses intérêts et de Khalifa Haftar, ont rapporté hier les médias libyens.

C’est surtout le controversé général qui risque de perdre tout, avec l’éviction d’Aguila Salah de la tête du Parlement. Propulsé à la tête du Parlement grâce au soutien du Conseil des tribus libyennes, Aguila Salah est devenu un personnage politique central dans la crise politique en Libye. 

Grâce à son appui politique, le général Haftar a justifié la guerre de conquête qu’il a déclarée contre le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Serraj, basé à Tripoli, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme islamiste et la mouvance des Frères musulmans en Libye.

Aujourd’hui, les rapports de force au Parlement semblent avoir complètement changé, signe d’un changement profond au sein des tribus libyennes, qui veulent continuer à jouer un rôle de premier plan, comme cela était le cas du temps de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi et après sa chute fin 2011.
 

Lyès MENACER

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