CARTE DE LA PROPENSIÓN DU CORONAVIRUS

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C’est le montant du financement annoncé par l’institution de Brettons Woods pour venir en appui rapide aux pays en voie développement  exposés aux conséquences sanitaire et économique de cette pandémie.

 

Au 4 mars 2020, les statistiques officielles font état de 94 250 cas confirmés de contamination au coronavirus dans le monde, dont 12 en Afrique. L’Algérie est le pays le plus touché avec 5 cas, suivie du Sénégal et de l’Égypte (2 cas), puis du Nigeria, du Maroc et de la Tunisie (1 cas). Autant dire une goutte d’eau, 0.01 % du total des contaminations.

CORONAVIRUS

Si ce n’est pas encore la panique en Afrique, la peur est déjà là toutefois. Au regard des conséquences sociales, économiques, sanitaires que connaissent plusieurs pays en développement dans le monde, le Groupe de la Banque mondiale a décidé de se mobiliser dans le cadre d’un « appui rapide ou dit accéléré » envers les pays en développement. Cette aide 12 milliards de dollars soit environ 7000 milliards Fcfa serait une première phase pour aider les pays dans le cadre de leurs efforts de lutte contre le Coronavirus. C’est d’ailleurs dans ce sens que le président du groupe de la Banque mondiale, David Malpass déclare que « Nous nous efforçons d’apporter une réponse rapide et modulable, basée sur les besoins des pays en développement, pour faire face à la propagation de COVID-19 (…) Cela comprend des financements d’urgence, des services de conseil et une assistance technique, basés sur les instruments et l’expertise existants du Groupe de la Banque mondiale afin d’aider les pays à répondre à la crise ».

En effet, ce nouveau mécanisme accéléré permettra au Groupe de la Banque mondiale d’aider les pays en développement à renforcer leurs systèmes sanitaires, notamment par l’amélioration de l’accès aux services de santé dans le but de protéger les populations de l’épidémie, le renforcement de la surveillance de la maladie, l’intensification des interventions de santé publique et la collaboration avec le secteur privé afin de minimiser les répercussions de l’épidémie sur les économies.

PHASE D’INCUBATION

Le groupe de la Banque mondiale rappelle que ce financement mixte, composé des ressources de l’Association internationale de développement (IDA), de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de la Société financière internationale (IFC) et coordonné à l’échelle mondiale, devrait accompagner les interventions menées dans les pays. La Banque mettra en œuvre tous ses instruments opérationnels en vue du traitement accéléré des financements sous forme de dons et de crédits à faible intérêt de l’IDA en faveur des pays à faible revenu, et de prêts de la BIRD pour les pays à revenu intermédiaire. L’IFC, l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, apportera aux acteurs concernés l’appui leur permettant de poursuivre leurs activités et de préserver les emplois.

LE CORPS MÉDICAL CONTRE LE CORONAVIRUS AU CAMEROUN

Ainsi le programme de financement accéléré de la lutte contre le coronavirus permettra de décaisser un premier montant allant jusqu’à 12 milliards de dollars soit environ 7000 milliards Fcfa, dont 8 milliards de dollars soit environ 4696 milliards Fcfa répartis de la manière suivante: jusqu’à 2,7 milliards de dollars de nouveaux financements de la BIRD, 1,3 milliard de dollars de l’IDA, complétés par la réaffectation de 2 milliards de dollars du portefeuille existant de la Banque et 6 milliards de dollars de l’IFC, dont 2 milliards de dollars provenant d’instruments commerciaux existants. Le programme comprendra également des services de conseil et une assistance technique s’appuyant sur l’expertise mondiale et les connaissances de l’institution spécifiques aux pays.

L’appui ainsi fourni par la Banque mondiale couvrira un ensemble d’interventions visant à renforcer les services de santé – notamment les services de base – à encourager le suivi de la maladie et la diffusion de comptes-rendus, à former les agents de santé de première ligne, à promouvoir la participation citoyenne afin de maintenir la confiance du public et à améliorer l’accès des malades les plus pauvres au traitement. La Banque fournira aussi des services de conseil et d’assistance technique censés faciliter l’accès des pays à l’expertise mondiale.

Antony DAKA    

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Auteur: La rédaction
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