L’histoire dure depuis plusieurs mois déjà et connaît de nombreux rebondissements. Victimes d’une arnaque immobilière dans le cadre du projet Casablanca Parc, les représentants des 1.000 familles d’acquéreurs concernés viennent d’être snobés par le gouverneur de Casa-Ain Chock, avec qui ils avaient une rencontre pour trouver une solution.
Ce dernier a finalement préféré les laisser dans la rue pour recevoir, en lieu et place, Sadreddine Benhima, l’un des promoteurs de ce projet, rapporte Le Desk. Selon les acquéreurs, le projet porté par la holding Maprinvest et sa filiale Treize-Huit aurait permis à ses deux dirigeants d’empocher 200 millions de dirhams, grâce aux avances de 15 à 20% versées par les victimes. Ces dernières ont constaté que les mêmes appartements ont été vendus à plusieurs réservataires.
Le montant récolté auprès des réservataires aurait été transféré en Suisse et aux Emirats, à en croire le journal Assabah. Pointés du doigt dans cette affaire, Sadreddine Benhima et Hassan Benabdelali, fondateurs de la holding Maprinvest et de sa filiale Treize-huit, justifieraient leurs difficultés par un différend financier avec le prince Moulay Ismail qu’ils présentent comme leur ancien associé. D’ailleurs en 2014, la presse se faisait l’écho du retrait de Moulay Ismail d’un projet, tout en réclamant à la société 200 millions de dirhams pour «acte de mauvaise foi dans la gestion de fonds communs». Dorénavant, on sait qu’il s’agissait du projet Casablanca Parc.
Il faut noter que depuis son lancement en 2013, seul le tiers du projet a été réalisé, soit 500 appartements sur un total prévu de 1.365 appartements. Le projet ne compte aujourd’hui que trois blocs construits, dont un non habitable. Pourtant, il devait compter dès 2016, huit ensembles identiques de 42 immeubles contenant 150 appartements chacun (superficies entre 77 et 148m²). Le terrain du projet, quant à lui, aurait été acquis auprès des domaines publics et financé par Attijariwafa bank.
Depuis quelques temps déjà, les clients arnaqués se sont réunis et manifestent régulièrement pour exiger leurs droits. Ces derniers multiplient les actions auprès des membres du gouvernement, des groupes parlementaires, du président du parquet, du wali de la région Casablanca-Settat et autres. Mais visiblement, toutes ces personnalités restent sourdes à leurs doléances. En outre, pas moins de 146 jugements favorables ont été rendus, ordonnant à la société Treize-huit de rendre aux victimes l’argent avancé. Jugements restés jusque-là sans effet.
S.Douieb
Auteur: rahal mehamed
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