Sur la chaîne A3, les téléspectateurs ont suivi avec intérêt vendredi dernier l’émission consacrée à l’examen de la situation du secteur de la santé dans ses différents segments. Une véritable radioscopie a été opérée pour situer le mal et permettre aux spécialistes en charge de la réforme de s’appuyer sur le constat établi.
De parfaites illustrations de carences et de défaillances furent passées en revue pour certifier le malaise du secteur en dépit des efforts fournis par l’Etat. La présence de professeurs de médecine à l’image de Berrah, Salmi et Sanhadji a davantage donné du poids aux arguments avancés et de la crédibilité à cette évaluation pour s’accorder sur la nécessité d’une grande refonte à mener par les professionnels en collaboration avec d’autres partenaires.
Le président de la République a ouvert ce chantier tant attendu pour le redressement et la modernisation de ce secteur, un fondement d’équilibre et de stabilité de la société. Alarmant reste le diagnostic qui est un cumul de politiques menées sans aucune consultation au préalable des professionnels de la santé ni d’ailleurs une prise en considération de la réalité du terrain pour obéir à des approches objectives. Nul ne peut occulter naturellement cet élan d’équipement observé dans le secteur mais sans pour autant insister sur une gestion rationnelle des établissements sanitaires et se soucier de l’amélioration du niveau de leur encadrement. La rentabilité et l’efficacité furent totalement ignorées dans le fonctionnement des structures au nom d’une option au caractère irréversible qui est la médecine gratuite.
Les invités de cette émission, des internes et des réanimateurs en prise avec le quotidien des patients et les difficultés de leur prise en charge, furent conséquents dans leurs analyses et approches pour identifier le mal qui ronge la santé en abordant entre autres l’importance de la prévention considérée comme un pilier de la politique nationale du secteur. Force est de reconnaître que cette notion de prévention est reléguée au dernier plan en l’absence d’un suivi et d’une stratégie en la matière. Il faut dire que la volonté des épidémiologues ou des médecins en général s’est toujours heurtée à ce manque d’implication de certains gestionnaires des hôpitaux. C’est d’ailleurs de la qualité de l’encadrement qu’il s’agit aujourd’hui pour la réussite de cette refonte et la remise à niveau de tout un secteur géré jusque-là au gré des circonstances.
L’on se rappelle à titre d’exemple la formation assurée autrefois aux administrateurs des hôpitaux favorisant une qualification et par voie de conséquence une maîtrise de la gestion technique ou scientifique de l’établissement. La refonte doit comprendre la mise à niveau des installations et structures de la santé et le choix de leur encadrement pour pouvoir répondre aux attentes de la population en matière d’accueil et d’orientation avant de rentabiliser les services d’exploration tels que les laboratoires et la radiologie : ces appuis nécessaires au médecin traitant.
Autant de missions à accomplir et de mesures à prendre à la suite de l’élaboration de cette réforme qui œuvre à la rationalisation de la gestion et l’efficacité dans l’accomplissement de l’acte médical de manière à être au diapason d’une évolution mondiale. Les ressources humaines existent comme tenaient le souligner les professeurs.
    A. Bellaha
 

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Auteur: elmoudjahid
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