Les services de l’Etat gérés de manière autonome continuent d’être considérés comme un instrument privilégié de la gestion budgétaire publique.

Les services opérant dans le secteur de la santé représentent une part importante dans la structure globale des Segma. Pour l’année prochaine, le plan d’action de ces services ambitionne de «rendre l’offre hospitalière accessible, disponible, globale et prodiguant des soins sûrs et de qualité, en plus de remédier aux différents dysfonctionnements de l’hôpital public» (Ph L’Economiste)

Cela est lié à leur «capacité à générer des recettes propres et à agir comme un levier complémentaire du financement public». Au cours de cette année, le nombre des Segma s’est établi à 171 services. L’exercice en cours a connu la création d’un nouveau Segma, «Institut national des greffes et des professions juridiques et judiciaires», rattaché au ministère de la Justice. En face, un autre service a été supprimé, à savoir le Segma «complexe sportif Mohammed V de Casablanca et base nautique de Mohammedia».
Sur les 171 Segma inscrits dans la loi de finances 2025, une part importante concerne le domaine de la santé, avec 91 services, suivi de l’enseignement, formation professionnelle et formation des cadres avec 45 services. En 3e position, le domaine de l’équipement, transport et infrastructures économiques avec 16 services, suivi du domaine des pouvoirs publics et services généraux avec 9 services.
Pour ce qui est du bilan financier, les recettes générées par les Segma ont dépassé les 6,99 milliards de DH, soit plus que les prévisions retenues, se situant autour de 6,04 milliards de DH. Le taux de réalisation a ainsi atteint 115,88%. Selon le rapport annuel sur les Segma, annexé au PLF 2026, les recettes propres ont atteint plus de 2,78 milliards de DH, soit un taux de recouvrement de 192,58%.
Néanmoins, certains Segma continuent de bénéficier des dotations d’équilibre, accordées par le Budget de l’Etat. Cela concerne particulièrement les services opérant dans le domaine de la santé, de l’enseignement et formation professionnelle, à hauteur de 78,83% du total des allocations. Ces dernières se sont élevées à 356,46 millions de DH.

Sur les 171 Segma inscrits dans la loi de Finances 2025, une part importante concerne le domaine de la santé, avec 91 services, suivi de l’enseignement, formation professionnelle et formation des cadres avec 45 services

A fin 2023, pour l’ensemble des Segma, l’excédent de recettes sur les paiements a dépassé 3,85 milliards de DH.
Pour ce qui est des dépenses, elles ont atteint 2,68 milliards de DH, en dessous des prévisions établies, qui étaient de plus de 5,89 milliards de DH. Le taux d’émission n’a pas dépassé 45,52%, dont 2,36 milliards de DH pour les dépenses d’exploitation (taux d’émissions à 53,39%), et 320,94 millions de DH au titre des dépenses d’investissement (le taux d’émission s’est limité à 21,84%).
Sur l’ensemble des Segma, ceux opérant dans le domaine de la santé, des activités récréatives et des autres actions sociales, ont réalisé les taux d’émission les plus élevés, avec respectivement 62%, 57,89% et 57,68%.
Au total, le taux global de couverture des dépenses par les recettes propres s’est situé à 103,81% en 2024. Ce taux était de 92,71% en 2023. Ce qui traduit «une évolution vers une autonomie financière mieux maîtrisée de ces services», est-il indiqué.


Plan d’urgence

Les services opérant dans le secteur de la santé représentent une part importante dans la structure globale des Segma. Pour l’année prochaine, le plan d’action de ces services ambitionne de «rendre l’offre hospitalière accessible, disponible, globale et prodiguant des soins sûrs et de qualité, en plus de remédier aux différents dysfonctionnements de l’hôpital public». Plusieurs actions sont prévues, notamment l’accompagnement des établissements hospitaliers dans l’élaboration des plans d’urgence hospitaliers, ainsi que la mise en place de filières des urgences spécialisées.
S’y ajoute le renforcement des ressources humaines des urgences, ainsi que la réalisation du guide de facturation et accompagner les hôpitaux pour pallier les dysfonctionnements liés à la facturation.
M.A.M.

 

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Auteur: Mohamed Ali Mrabi
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