Comme chaque mois de Ramadhan, la flambée des prix ne fait malheureusement pas exception à ce qui semble s’être érigé en règle, défiant même bien des mesures qui ont été prises pour réguler le marché et influencer positivement les prix affichés sur les ardoises.
À Sétif, en effet, ce phénomène que l’on retrouve au grand désarroi des ménagères chaque année sur nos marchés, du moins durant les 10 premiers jours de ce mois béni, est encore là, brillant hélas par une cherté des prix qui ne dit pas son nom, autant pour ce qui est des viandes que des fruits et légumes, notamment ceux qui sont recherchés durant ce mois de Ramadhan et soudainement se mettent à se faire désirer.
Alors que nous nous trouvons sur un de ces marchés, qui ne semblent pas du tout être affectés par les nombreux marchés de proximité qui ont été ouverts pour l’occasion et que nous tentons de nous interroger sur ce qui justifie un tel phénomène en attendant mieux dans les jours à venir, les commerçants que nous abordons, comme au fait de la réglementation qui prévaut, n’hésitent pas à vous répliquer sèchement que ce qui leur est demandé , «c’est l’affichage des prix, et pas le pourquoi de ces prix ; donc sur ce plan, nous sommes en règle, comme vous pouvez le constater».
Pour le reste, beaucoup qui sont visiblement devenus avec la temps spécialistes en la matière vous réciteront par cœur cette leçon de toujours : «quand le produit est en grande quantité sur le marché, les prix baissent automatiquement, mais quand c’est le contraire et que nous achetons cher nous aussi, les choses se font obligatoirement ressentir chez le détaillant», non sans arborer un sourire gros comme ça quand vous enchaînez avec ces spéculateurs qui font dans la rétention et agissent fortement sur le matché ; façon de vous dire que c’est là qu’il faut frapper.
Quand on sait que Sétif a aujourd’hui la chance de disposer d’un marché de gros à vocation régionale, doté de surcroît de toutes les commodités et animé par 279 commerçants avec une quantité de près de 4.000 tonnes de fruits et légumes, on hésite un peu avant d’assimiler un tel phénomène qui n’est certes pas propre à Sétif, mais pour lequel, hélas, les jours passent et se ressemblent durant ce mois béni, dont les valeurs de piété, de solidarité et de fraternité ne sont en fait que de vains mots pour ceux-là qui ne semblent avoir d’envie que pour le profit.Il reste heureusement en attendant comme d’habitude aussi que les choses reprennent leur juste cours dans les jours à venir que les 54 marchés de proximité qui sont fonctionnels en ce mois de Ramadhan, vous permettent un tant soit peu de respirer avec des prix qui resteront tout de même un peu plus accessibles pour le citoyen, même si, la aussi, il n’a pas trop le choix et devra bien compter ses sous, le matin en sortant de la maison. «C’est vrai que l’on ne trouve pas des fois tout ce que l’on veut, mais les produits de première nécessité sont là et nous permettent d’arrondir l’addition et de nous approvisionner pour la journée, sachant que demain sera un autre jour.»
Au Marché Abacha, réputé pour être populaire, mais aussi pour ses pratiques de fardage qui semblent y trouver bonne place, la pomme de terre est écoulée entre 40 et 45 dinars, selon la qualité, la tomate se fait des ailes et a atteint les 140 dinars, au moment où les carottes et la salade se baladent entre 70 et 80 dinars, que la courgette est à 100 dinars et le poivron qui pousse jusqu’à 120 dinars. Bien sûr que dans cette ballade de patience, il peut vous arriver de trouver mieux le temps d’arriver à la maison et de faire votre tri.
C’est pourtant au marché central, le plus vieux que Sétif ait possédé, qu’il vous arrivera de découvrir la cerise sur le gâteau.
Dans ce flot de lumières et le brillant de quelques produits. Ici, les haricots verts semblent tout de même avoir plié en passant à 280 dinars le kg, les petits pois se balancent entre 160 et 200 dinars, la courgette tant désirée est dans bons coins à 80 dinars, les carottes à ce même prix, le poivron à 140 dinars et la tomate qui monte et descend, c’est selon, entre 150 et 140 dinars. La mercuriale perd le nord, en attendant mieux !
F. Zoghbi
Auteur: elmoudjahid
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