Pour ne pas faillir à ce qui relève désormais d’une tradition, ce 10e vendredi a été marqué une fois encore par la sortie de nombreux citoyens, jeunes en majorité, des moins jeunes aussi accompagnés de leurs enfants, qui se sont rassemblés sur l’espace situé au boulevard de l’ALN, entre le parc Mall et le siège de la wilaya pour revendiquer le changement radical du système.
Un rassemblement marqué aussi, comme depuis le début, par un caractère pacifique que tous ces jeunes n’ont pas manqué de préserver dans le climat de fête et de sérénité qui continue de prévaloir, empreint d’un attachement profond à la patrie et partant aux valeurs et aux constantes de la glorieuse Révolution de Novembre : «Nous ne sommes ni des casseurs ni des assoiffés du pouvoir, nous savons aussi que n’avons pas d’autre pays de rechange que l’Algérie à laquelle nous sommes désormais plus que jamais attachés. C’est pour cela qu’à travers des symboles forts que nous crions à la face du monde, nous voulons préserver notre pays, faire preuve d’unité et revendiquer pacifiquement, en tant que force vive de la nation, le changement radical et la mise en œuvre de profondes réformes», souligne Omar, emblème national à la main.
Alors qu’un service d’ordre est impeccablement assuré par les services de police, motos et véhicules ornés de couleurs nationales, klaxons à fond contournent la foule et sillonnent les proches quartiers dans un mouvement de boucle, alors que la placette de la poste est devenue le lieu privilégié pour tous ces vendeurs de sandwiches, pizzas, boissons gazeuses accompagnés par d’autres jeunes qui écoulent sur des étals rapidement installés, l’emblème national, celui de la Palestine, chapeaux et casquettes vert, blanc, rouge ainsi que d’autres gadgets qui font la joie des enfants.
Comme ce slogan «Djeich-Chaab, Khaoua-Khaoua» que la foule scande pour rendre hommage à l’institution militaire et dire ce lien fort qui unit le peuple à son armée, les appels pour «une Algérie libre et démocratique» ne sont pas sans occuper une place de choix dans ces revendications : «C’est le début d’une ère nouvelle», ajoute Abdelhakim, un jeune universitaire qui lance : «L’avenir appartient à la jeunesse.»
F. Zoghbi
Auteur: elmoudjahid
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