Rien ne va plus à la commune du chef-lieu. C’est le moins que l’on puisse dire à la suite de la grève déclenchée par les travailleurs de cette structure de base du développement qui a paralysé l’ensemble des services et antennes et pénalisé le citoyen. Dans un communiqué le syndicat mentionne une série de revendications d’ordre socioprofessionnel non satisfaites par le premier gestionnaire, à savoir le P/APC. Un P/APC contesté également pour son manque d’implication dans le développement de la cité au vu des retards constatés dans le lancement des projets, de l’inertie observée depuis l’élection de cette assemblée et du manque de communication relevé dans le traitement des conflits. Le torchon brûle vraiment entre les deux parties au détriment du citoyen et de la promotion de la ville confrontée à de nombreuses contraintes en cette période caniculaire. Il faut dire que cette assemblée populaire communale fut peu homogène Avec des tensions au gré des luttes entre les fractions de sa composante ayant amené la tutelle à se substituer à ses attributions et gérer carrément les affaires de cette structure de base. Un administrateur fut nommé pour assurer le fonctionnement des services et antennes à la grande joie de la population qui a remarqué une nette amélioration dans les prestations. Il y a quelques mois, cette instance a été cependant réhabilitée en la sommant de se consacrer à l’essentiel qui est la relance de l’activité socio-économique mais a priori sans résultat. Les choses se sont compliquées avec un climat de travail alourdi davantage par une tension entre le premier élu et le collectif des travailleurs.
Bref, force est de constater une situation de blocage avec une impasse sur les missions les plus basiques, ce qui favorise  la dégradation de l’environnement de cette cité confrontée déjà au fléau des bidonvilles, au marché informel, à la rareté de l’eau et à l’hygiène défaillante en général. L’APC dans ses différentes tendances a failli à ses obligations et à ses engagements, allant à rebours de l’effort d’équipement consenti par l’Etat. A deux ou trois semaines de la rentrée sociale, elle est interpellée pour répondre aux attentes et préoccupations des citoyens. Loin de remettre en cause la légitimité des revendications formulées par le syndicat des travailleurs et non satisfaites par le P/APC, la date de la grève reste inopportune car coïncidant avec un anniversaire historique pour la libération du pays et rendant hommage aux artisans de la Révolution. En ce  20 Août, le collectif des travailleurs devait prendre part aux festivités et manifester son dévouement en signe de fidélité au serment fait à nos glorieux martyrs. Dommage. Pis encore, l’emblème national  était absent du fronton du siège de l’APC.
A. Bellaha

Auteur: elmoudjahid
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