La fondation Mohamed Tayebi Larbi   de concert avec la faculté des sciences humaines de l’université Djillali Liabès a organisé hier un séminaire national sur le devoir de mémoire, relevant la nécessité de faire valoir la notion académique dans l’écriture de l’histoire. 

De l’époque coloniale à nos jours, la rétrospective est faite par de nombreux chercheurs et historiens qui se sont investis pleinement pour éclairer l’assistance, rappeler l’élan de mobilisation et de résistance d’un peuple pour son indépendance et rendre hommage aux martyrs et artisans de la révolution. Dans son allocution d’ouverture, la présidente de la fondation, Dali Youcef Salima a salué les conférenciers venus de tout l’Ouest avant de mettre en exergue la portée du thème central de cette rencontre au caractère scientifique et d’inviter les participants à enrichir les débats pour l’élaboration d’une plate- forme à même de servir de référence. 

Pour sa part, le wali, Sassi Ahmed Abdelhafidh, a tout d’abord salué les initiateurs de cette manifestation qui se déroule à quelques jours de la célébration de la journée du 19 Mars avant de situer son impact dans l’éducation et la formation des générations montantes et la construction de l’avenir.

 Cinq axes liés à la politique coloniale, à la contribution de la femme rurale, au rôle des établissements culturels et musées dans la préservation et la protection des documents historiques , à l’importance de l’écriture académique de l’histoire et aux réalités et faits historiques parfois falsifiés, ont été explorés et suivis surtout par des débats fructueux sur la notion sacrée du devoir de mémoire. Un devoir de mémoire pour la vérité de l’histoire et la reconnaissance de l’esprit de sacrifice de la génération de Novembre pour la libération du pays et son édification. 

L’intervention d’un conférencier fut remarquable par sa rationalité et son objectivité pour retracer l’évolution du pays et situer sa mutation en faisant abstraction de toutes les incohérences et les faiblesses relevées. Un pays aujourd’hui qui relève le défi du développement pour répondre aux préoccupations de la jeunesse . 

A. Bellaha 

Auteur: elmoudjahid
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