Le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, au sortir de l’APN après la séance de réponses du Premier ministre devant les députés, s’est rendu à la place de la Liberté de la presse, rue Hassiba-Benbouali, où se tenait un sit-in de journalistes de la presse nationale. Le ministre, qui est resté sur les lieux plus de cinq minutes, a salué certains présents et échangé, en toute convivialité, avec quelques journalistes sur place, sur le principe de la liberté d’expression. Questionné par la presse, M. Kaouane a tenu à rappeler que celle-ci était «garantie par la Constitution, que le Président Bouteflika avait fait réviser», et qu’il était du droit des journalistes de la défendre.
Et le ministre d’enchaîner, sur ce sujet, que «la liberté d’expression est une réalité indéniable qui est parfois entravée par certains représentants de l’Administration, qui ont du mal, parfois, à se mettre au diapason de la vision du Président en matière de liberté d’expression», a-t-il dit, à ce propos. Rappelant, de fraîche date, le message fort du Président de la République, à l’occasion de la Journée nationale de la presse, le 22 octobre 2018, le ministre a tenu également à mettre en exergue «la manière dont le Chef de l’État garantit la liberté de la presse», lui qui a tenu à préciser, devant les journalistes algériens, qu’ils étaient «sous la protection de Dieu, de l’État et de la Loi».
Fake news : la Sûreté nationale appelle à la prudence
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a appelé, jeudi, les utilisateurs des réseaux sociaux à la prudence concernant des informations fallacieuses (fake news) largement relayées en vue de «manipuler l’opinion publique». Suite à la circulation sur les réseaux sociaux d’une information faisant état du décès d’une journaliste ayant participé à un sit-in organisé à Alger-Centre, après son arrestation par les forces de police, la DGSN a démenti, dans un communiqué, «une rumeur fausse et tendancieuse». Précisant qu’en effet «une journaliste a été victime d’une syncope et a été prise en charge médicalement avant de rentrer chez elle dans un état rassurant», la DGSN affirme, dans son communiqué, «se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui relayent ces informations fallacieuses visant à manipuler l’opinion publique». La place de la Liberté à Alger a vu, le matin de jeudi, l’organisation d’un sit-in par une centaine de journalistes revendiquant le libre exercice de la profession et la consécration du principe du service public. Plusieurs journalistes ont été arrêtés par les forces de l’ordre, pour être relâchés par la suite. Les protestataires ont scandé des slogans pour «l’ancrage des principes de la démocratie et de la liberté d’expression, garantis par la Constitution, ainsi que la facilitation de la mission des journalistes en matière de traitement des préoccupations de la société dans tous les domaines». Ils ont appelé, également, à «accélérer la concrétisation des réformes dans divers domaines, à prendre en charge les préoccupations socioprofessionnelles des journalistes, l’accès à l’information, la défense de leurs droits et leur protection de toutes pressions ou dépassements».
R. N.
Auteur: elmoudjahid
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