Hier matin, les membres du comité anti-répression d’Oran, épaulés par plusieurs militants du hirak, ont manifesté devant le siège de la nouvelle cour d’Oran, située non loin du rond-point El Morchid.
Ils étaient plus d’une cinquantaine, femmes et hommes, à s’être rassemblés à l’est de la ville pour réclamer la libération de l’ensemble des détenus – d’opinion et politiques – dont le nombre ne cesse de croître semaine après semaine.
Les manifestants arboraient les photos des détenus pour délit d’opinion, avec leurs noms et prénoms marqués dessus. Sur deux longues banderoles était écrit : «Votre répression aveugle vous a conduit jusqu’à emprisonner les véritables moujahidine» et «Libérez les détenus d’opinion et les détenus politiques». Bien qu’à Oran il n’y a pas de détenus d’opinion derrière les barreaux, cela n’a pas empêché les militants de se rassembler en signe de solidarité avec les prisonniers des autres wilayas du pays, nous explique-t-on.
D’une seule voix, les manifestants ont crié des slogans virulents à l’encontre du pouvoir : «Had chaâb la yourid hokm el assker min jadid» (Ce peuple ne veut pas être gouverné par le pouvoir militaire), «Dawla madania, Adala moustakila» (oui à un Etat civil avec une justice indépendante). «Ya Amirouche ya Haouès, Bouregaâ rah fi lehbass» (ô Amirouche et Haouès, ils ont mis Bouregaâ en prison) et «Kassaman marana habssine hata youkhroudjou el mehbassine» (on jure qu’on ne s’arrêtera pas jusqu’à ce que vous relâchiez tous les détenus politiques).
Un manifestant tenait une pancarte sur laquelle était écrit : «Non à la loi du plus fort, oui aux lois fortes et à l’indépendance de la justice», un autre, faisant référence au Congrès de la Soummam, avait écrit sur sa pancarte la nécessité de la primauté du politique sur le militaire. Les manifestants se sont dispersés dans le calme, en se donnant rendez-vous pour demain, vendredi.
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Auteur: Hicham Chouadria
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