Placée sous le patronage du ministre des Travaux publics et des transports, le 4ème  symposium international sur la Trans-logistique, le transit et l’entreposage des marchandises  » SITTM » ouvrira ses portes le 29 février prochain, au Centre international de conférence (CIC) d’Alger.

Organisée sous le thème de « La logistique à l’ère du digital », cette nouvelle édition sera marquée par le débat de cinq thématiques. Il s’agit des startups dans la dynamique de modernisation du secteur de la logistique au profit de l’économie nationale, les rapports commerciaux entre les startups et donneurs d’ordres, la sensibilisation sur l’importance de l’opérateur économique agréé pour les performances des acteurs économiques algériens à l’export et à l’import, l’entreposage et le stockage et enfin le retour d’expériences des opérateurs qui ont tenté de pénétrer le marché africain.

Par ailleurs, cette édition de 2020 rassemblera plus de 400 participants répartis entre représentants institutionnels et opérateurs privés et elle sera caractérisée par l’animation de deux conférences, 7 tables rondes et dix ateliers.

Ouvrant le débat de la rencontre, la présidente du SITTEM a précisé que ce symposium œuvre pour mettre en avant la compétence algérienne et expose les « bonnes » informations autour des infrastructures liées à la logistique. « C’est aussi une plateforme de rencontre entre les opérateurs pour échanger les idées et nouer des partenariats sérieux dans le domaine de la logistique », a expliqué Hind Benghanem. 

Cette dernière indiquera que la digitalisation demeure une importance « primordiale » pour « assurer » la maximisation des performances économiques des entreprises. « A l’heure où l’Algérie doit se tourner vers la modernisation de son commerce, l’innovation et les nouvelles technologies sont indissociables pour inscrire définitivement notre entrée dans cette nouvelle ère et rattraper le temps perdu », a-t-elle ajouté.

Aussi, l’organisation du SITTEM a pour principal objectif est de ramener les coûts de la logistique actuels, qui sont de plus de 30%, à des normes « universellement admises », soit de l’ordre de 10 à 15%, en vue de pouvoir « promouvoir » le produit algérien, aussi bien au niveau local que sur les marchés internationaux.

De son côté l’économiste et expert international en énergie, Mourad Preure, a souligné qu’aujourd’hui, on est en « pleine globalisation » et où les frontières « n’existent plus ». « La digitalisation est plus qu’une coquetterie tandis que le management de la chaîne d’approvisionnement est également au cœur de l’avantage concurrentiel car pour fabriquer un produit, le problème se pose dans la qualité. Le prix du produit est il vraiment concurrentiel par rapport aux autres produits », a-t-il souligné.

Évoquant de son coté l’importance des petites entreprises dans le champ économique, le président du Groupement algérien des acteurs du numérique a affirmé que les grandes entreprises « devraient faire confiance » aux startups et « leur donner la chance » pour apporter des solutions  et créer des logiciels pour la gérance de la logistique qui peuvent également être exportables et acquis par des entreprises étrangères. « Les grosses entreprises développent une certaine crainte vis à vis des petites entreprises, craignant que ces dernières dévoilent leur secret professionnel », a regretté Karim Embarek.

Participant à la conférence débat, M. Badache, représentant du Groupe ‘’Serport’’ a présenté l’expérience de digitalisation de son entreprise spécialisée dans le service portuaire et indiqué à ce sujet que son groupe s’est engagé dans un projet de digitalisation pour moderniser les services proposés par son groupe et l’optimisation de la gestion qui a pour finalité la croissance de l’activité.

Mohamed Mendaci

Auteur: elmoudjahid
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