Une fois que le panel des personnalités appelé à mener le dialogue national inclusif a établi son programme, son plan d’action peut entrer en vigueur afin de rassembler les acteurs sur la scène politique et entamer ce processus devant de déboucher sur la détermination de la date de la prochaine présidentielle.
En effet, lorsque le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a reçu, jeudi dernier, les membres du Panel, il était clair que la feuille de route établie devait mener à une stratégie de sortie de crise, ce qui passe nécessairement par le retour aux urnes excluant, de fait, toute option conduisant à une période de transition.
Des mesures d’apaisement sont annoncées pour faciliter le processus devant conduire à l’élection présidentielle, ce dont le pays ne peut se passer pour des raisons constitutionnelles, politiques et stratégiques. L’élection dans des délais rapprochés est considérée comme la seule solution véritablement démocratique au dépassement de la situation actuelle. De nombreuses parties sont parfaitement conscientes de cet impératif et ont accueilli favorablement la constitution du panel ainsi que l’ouverture du dialogue, alors que d’autres continuent de poser des préalables comme l’instauration d’une période de transition, ce qui ouvrirait la voie à des conséquences imprévisibles.

Choisir la personne devant diriger le pays

En parallèle à ce choix, nombreux sont ceux qui s’attendent à un scrutin régulier et transparent pour qu’il ne soit pas entaché de contestation et redonner, de la sorte, tout son sens à la volonté populaire dans le choix des personnes devant diriger le pays.
Dans l’intervalle, il s’agit de parvenir à l’organisation d’un dialogue inclusif entre toutes les parties dans l’espoir de constituer le consensus le plus large possible sous les auspices d’un panel de personnalités crédibles, compétentes, sans attache partisane et sans ambition électorale.
De son côté, l’Etat, y compris les militaires, ne sera pas partie prenante à ce dialogue et observera la stricte neutralité tout au long de son déroulement, conformément aux propositions et recommandations formulées par des acteurs de la société civile et du mouvement associatif. L’adhésion à l’appel au dialogue auquel a invité le chef de l’Etat n’a pas été difficile car des garanties d’impartialité ont été données dès le début, ce que reflète le choix des personnalités disposant de l’autorité morale et de la crédibilité nécessaires car elles sont indépendantes et disposent d’une légitimité politique ou socioprofessionnelle.  Autant de qualités les rendant éligibles à faire partie du panel pour s’impliquer dans l’accomplissement de cette mission de facilitation du dialogue à mener en totale liberté, ce qui est en totale cohérence avec la volonté et la vision du chef de l’Etat.

Mesures d’accompagnement

D’ores et déjà, d’autres initiatives sont au programme en tant que mesures d’accompagnement et d’apaisement et le chef de l’Etat a fait état de sa disponibilité à œuvrer pour envisager l’allègement du dispositif mis en place par les services de sécurité pour garantir la liberté de circulation, dès lors que cet allègement ne porte pas préjudice à l’impératif de préserver l’ordre public et la protection des personnes et des biens lors des marches populaires.
Il s’agit aussi de faire prendre les mesures de nature à faciliter l’accès aux médias publics à toutes les opinions à travers l’organisation de débats contradictoires et ouverts à toutes les expressions politiques sans exclusive.
D’autres préoccupations sont soulevées et ont recueilli l’intérêt du chef de l’Etat qui s’est engagé à les prendre en charge, conformément aux dispositions de la Constitution et aux lois.
Le panel pourra proposer des initiatives qui seront traduites sur le plan législatif et réglementaire et dispose du soutien technique et logistique de l’Etat qui mettra à sa disposition tous les moyens qui lui sont nécessaires pour mener à bien le processus de dialogue devant se solder par un certain nombre de propositions concrètes facilitant le tenue du scrutin.
Les 6 personnalités sont chargées de rendre effectives les orientations du chef de l’Etat, lors de son discours du 3 juillet dernier, ayant contenu une offre politique globale comportant certains engagements applicables sans aucune entrave alors que d’autres nécessitent l’intervention d’institutions, comme le Parlement, si des lois devaient être votées ou amendées.
     A. M.

Auteur: elmoudjahid
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