S’exprimant lors d’une conférence de presse en marge du 33e Sommet de l’UA, le commissaire Chergui a indiqué qu’au long des discussions des dirigeants africains au CPS et au sommet s’est dégagée une volonté forte pour œuvrer à la cessation des hostilités en Libye. «Nous voulons le respect du cessez-le-feu, le respect de l’embargo sur les armes et nous voulons la fin des interférences dans les affaires de la Libye», a-t-il déclaré.

L’UA, qui veut se ressaisir du dossier libyen, souhaite coopérer avec l’ONU dans le cadre d’une mission conjointe pour évaluer la situation sur le terrain et préparer le déploiement d’une autre mission d’observateurs pour surveiller le cessez-le-feu à Tripoli et là où c’est nécessaire, a annoncé le chef du CPS lors de cette conférence de presse. Evoquant le Sahel, le commissaire Chergui souligne que le sentiment qui prévaut aussi bien au CPS qu’au sommet est qu’ «il ne faut pas laisser la force G5 Sahel seule» dans cette lutte.

M. Chergui a annoncé une contribution additionnelle de 10 millions de dollars au Fonds pour la paix de l’UA, portant ainsi les montants mobilisés à 154 millions de dollars dans le cadre de cet instrument qui sera rendu opérationnel prochainement.

Le commissaire a fait savoir également qu’à la demande du G5 Sahel, le CPS va procéder à la révision du Concept d’opérations stratégique (CONOPS) de cette force conjointe pour lui permettre de focaliser sa lutte sur le Liptako Gourma, zone frontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, où agissent plusieurs groupes terroristes. 

Auteur: elmoudjahid
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