Smaïl Lalmas, membre de la commission du dialogue, assure que le chef de l’État a donné au panel des garanties sur les mesures d’apaisement et affirme que sa participation dans le panel de personnalités chargées du dialogue, était subordonnée à des «conditions» pour réussir la mission de médiation.
S’exprimant dans un quotidien, l’économiste a expliqué que parmi les conditions posées, avant la rencontre qui s’est tenue jeudi, au siège de la présidence, en compagnie du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, il y a la libération de tous les détenus du Hirak ; la levée de toutes les formes de pression sur les médias ainsi que la garantie de toutes les conditions permettant aux Algériens de manifester pacifiquement.
Pour ce qui est de la nature du dialogique qu’il préconise avec ce qui sera dorénavant appelé le groupe des six, il a signalé que ces derniers ont expliqué au chef de l’Etat que le dialogue se fera prioritairement avec les activistes de la société civile et les représentants du Hirak comme mouvement social structuré, et avec le pouvoir, comme une partie parmi les autres. Lalmas a indiqué que le rôle du groupe du dialogue ne sera pas une sinécure et nécessite de déployer des efforts «considérables» afin de «faciliter» le processus de concertation et de dialogue entre les composantes de la sphère politique, entre partis politiques, associations de la société civile et ce, dans le but, dit-il, de «rapprocher» les points de vue des différentes parties, dans la «transparence» et la «concertation». La recherche de solutions «consensuelles» est ce qui motive toutes les forces et les bonnes volontés en vue de «mettre fin» à l’état de blocage politique et l’impasse qui entravent le bon fonctionnement des institutions de l’Etat, ajoute l’économiste qui rappelle les circonstances de l’annulation des élections du 4 juillet «rejetées par la population», avec l’appel de la majorité au dialogue comme unique voie pour trouver des issues plausibles à la crise politique du pays. Lalmas a fait savoir que le pouvoir «n’interférera pas» et n’aura «aucun» rôle à jouer, sauf à préparer les «meilleures» conditions pour un dialogue «réussi». C’est ce qui s’accorde, faut-il le rappeler, avec ce que Bensalah avait lancé au début du mois en cours lorsqu’il a parlé d’un dialogue national inclusif sur la prochaine échéance présidentielle, en assurant que l’Etat, y compris l’institution militaire, ne sera pas partie prenante à ce dialogue et observera la plus stricte neutralité tout au long du déroulement de ce processus. Bensalah, avait assuré que l’Etat «se contentera de mettre tous les moyens matériels et logistiques à la disposition du Panel de personnalités, qui décidera lui-même des modalités de son fonctionnement». L’économiste a expliqué que les priorités du moment «impliquent un engagement de la part des pouvoirs publics pour satisfaire les exigences du peuple, et répondre aux attentes des jeunes et manifestants», et surtout de «respecter les opinions et positions des participants au processus du dialogue et les décisions et recommandation qui y découlent». Il a affirmé que le panel entamera des consultations avec les formations politiques et les représentants de la société civile.
Pour Karim Benyounès, le dialogue est «le seul moyen à même de garantir une issue pacifique à la hauteur des aspirations des Algériens et Algériennes» et son but est d’organiser une «présidentielle libre et transparente dans les plus brefs délais », a-t-il expliqué au nom du panel à l’issue de la rencontre de jeudi dernier.
Tahar Kaïdi
Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.