L’Algérie a mis en exergue, lors de la 4e session du sommet Monde arabe-Union européenne, tenue à Athènes, ses efforts visant à développer et à promouvoir les start-up. Plusieurs ateliers consacrés aux start-up ont été organisés, avec la participation de l’Algérie, dans le cadre du sommet Monde arabe-Union européenne, traitant les thématiques liées, notamment au financement, leur écosystème, ainsi que leurs challenges dans les pays arabes, note la même source.
L’expérience algérienne a été présentée, lors du panel dédié aux mesures incitatives des gouvernements pour les start-up et les investisseurs, à côté de la Grèce, la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Liban, la Grande-Bretagne et l’Égypte. L’intervention algérienne a porté sur les efforts déployés par l’Algérie pour le développement d’un écosystème favorable aux start-up, la mise en place d’une stratégie nationale de numérisation, les mesures de facilitation, la création d’un fonds d’accompagnement de ce type d’entreprises.
Cette participation a confirmé l’engagement de l’Algérie pour l’encouragement des start-up, en adoptant les meilleures pratiques reconnues au plan international dans ce domaine. Pour rappel, le ministre du Commerce, Saïd Djellab, représentant du Premier ministre, Noureddine Bedoui, a plaidé pour la facilitation des échanges entre les jeunes du monde arabe et ceux de l’Union européenne, afin de les impliquer dans le développent économique de la région.
 Dans ce sens, M. Djellab a appelé à «la levée de tous les obstacles, pour favoriser l’échange entre nos jeunes et les ériger en trait d’union entre le Nord et le Sud, et en catalyseur de la coopération monde arabe-UE, dans le but de développer l’entrepreneuriat des jeunes et les start-up».  
M. Djellab s’est entretenu, jeudi à Athènes, avec le secrétaire d’État grec aux Affaires étrangères, chargé de la Diplomatie économique, Kostas Fragogiannis, avec lequel il a abordé les moyens de renforcement des relations bilatérales économiques et commerciales, notamment en matière d’investissement et de développement des start-up en Algérie. Les deux parties ont souligné l’impératif de relancer la Grande commission conjointe et le Conseil d’Affaires, eu égard à leur importance dans la dynamisation des relations économiques dans différents domaines. Lors de cet entretien, tenu en marge de la 4e session du sommet Europe-Monde arabe, M. Djellab a passé en revue les domaines que l’Algérie s’attelle à développer, à l’instar des technologies modernes, des grands réseaux de distribution, du développement des innovations et de la numérisation économique, a indiqué le communiqué. Quant au volet investissement, le ministre a rappelé la suppression de la règle 49/51, à l’exception de certains secteurs stratégiques, abordant l’importance de la Zone de libre-échange africaine (ZLECAf) et les concessions octroyées dans le cadre des investissements dans les zones frontalières. Pour sa part, le secrétaire d’État grec a souligné la disponibilité de son pays à hisser le volume du partenariat et des investissements hors hydrocarbures avec l’Algérie. Les entreprises grecques portent un grand intérêt au marché algérien dans les secteurs du bâtiment, de l’agriculture, des TIC, de l’environnement et du tourisme, selon M. Fragogiannis, qui a souhaité voir les relations bilatérales économiques se hisser au niveau des relations politiques. Qualifiant de «rassurante» la stabilité sécuritaire qui règne aujourd’hui en Algérie, le secrétaire d’État grec a mis l’accent sur l’impératif, pour l’Algérie, de libéraliser davantage son économie, afin de parvenir à un partenariat efficace et profitable aux deux pays. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Algérie en Grèce, Noureddine Bardad-Daidj.

Auteur: elmoudjahid
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