Par Fouad BENJLIKA.

Marrakech – Recrutée depuis 2013 après avoir passé avec succès un concours et un stage au sein de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Sophia Aderkaoui est une femme médecin qui a voué sa vie à soigner le personnel de la sûreté nationale à Marrakech.

Cette lauréate de la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat (promotion de 2011), qui a réalisé son rêve d’enfance en devenant médecin, assure le suivi permanent de l’état de santé des éléments de la sûreté nationale de la cité ocre.

Elle avoue que c’est un grand honneur pour elle que d’être au service de fonctionnaires qui sont investis de missions nobles, celles de garantir la sécurité des citoyens, protéger leurs biens, maintenir l’ordre public et appliquer la loi entre autres.

« Toute la société est reconnaissante envers cette catégorie de fonctionnaires et leurs grands sacrifices en faveur de la protection de la sécurité des citoyens », a-t-elle dit à ce propos.

Sa fonction, explique-t-elle, consiste à veiller à la santé aussi bien physique que psychologique et mentale des ces fonctionnaires qui travaillent en permanence et inlassablement pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens.

Abordant sa fonction au sein de la préfecture de police de Marrakech, elle explique que sa mission consiste à prodiguer des consultations médicales à l’ensemble du personnel de la préfecture de police, leur faciliter l’accès aux soins et leur assurer un suivi en cas de besoin de soins spécialisés auprès des établissements sanitaires publics ou privés.

Pour elle, exercer ce métier à la DGSN est différent de sa pratique dans le secteur public ou privé, en ce sens que les médecins relevant de la DGSN participent au recrutement des éléments désirant intégrer la police, prodiguent des consultations et suivent en permanence l’état de santé des éléments de la sûreté nationale, de leurs ayants droits, de leurs familles en plus des retraités et des veufs (veuves).

Dr. Aderkaoui a reconnu qu’elle ne pourrait parvenir à concilier entre vie familiale et vie professionnelle sans l’aide précieuse de son mari, un homme très compréhensif, surtout que ce métier exige d’être disponible 24h sur 24h, car les accidents de travail peuvent survenir à n’importe quel moment de la journée et nécessitent parfois des interventions urgentes pour sauver la vie des éléments de la sûreté nationale.

Dans sa vie professionnelle, elle reconnaît avoir passé des moments inoubliables qui lui ont procuré une immense joie et satisfaction, notamment lorsqu’elle est en mesure de soulager les souffrances des patients parmi la famille de la sûreté nationale.

Des moments de déception? Elle en a passé plusieurs, surtout lorsqu’elle se sente impuissante devant des cas de personnes malades, qui avaient besoin d’aide et qu’elle considère comme sa grande famille.

Sophia Aderkaoui, qui a effectué une « formation en cours de carrière » en obtenant un diplôme universitaire de médecine de travail de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca en 2016, note que la femme marocaine a démontré ses compétences professionnelles et sa capacité à exercer tous les métiers. En plus, la femme marocaine a cette caractéristique de donner le maximum de soi quand elle est au travail, outre qu’elle est dotée d’une volonté incommensurable de réussir.

S’agissant de la situation de la femme marocaine, elle souligne qu’elle a accompli des progrès très importants d’autant plus que sa situation s’améliore d’année en année.

En effet, explique-t-elle, la femme a pu accéder à des métiers et professions jadis monopolisés par les hommes, dont la dernière en date est la profession d’adoul.

Selon Sophia Adarkaoui, la Journée mondiale de la femme représente un moment pour rendre hommage à toutes les femmes et faire une évaluation des acquis et réalisations pour entrevoir l’avenir avec sérénité et optimisme.

Auteur: Meriem IGASS
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