LE TEMPS – Kamel BOUAOUINA
La population des tortues de mer est en déclin dans le monde et les îles Kuriat n’y échappe pas. En effet, entre les prises accidentelles, la pollution, la dégradation de leur habitat, la pollution ainsi que la chasse et le braconnage pour leur viande et leurs œufs, l’homme est, sans aucun doute, le prédateur numéro un des tortues marines.
Les tortues marines, représentées surtout par la Caouanne qui fréquente essentiellement les eaux du Golfe de Hammamet et de Gabès. Deux sites de nidification connus dont le principal se trouve aux îles Kuriat. Deux autres espèces de tortues marines sont également signalées en Tunisie, mais leur fréquence est de moindre importance.
Actuellement, comme dans tout le bassin méditerranéen, les tortues de mer sont menacées par la pêche (filets pélagiques, palangres, chaluts), les macro-déchets qui, souvent ingérés, provoquent leur mortalité, le trafic maritime (Collusion), la pollution chimique (métaux lourds, hydrocarbures et micro plastiques), l’exploitation pour le commerce de carapaces (objet décoratif) et la perte des habitats (sites de nidification), ainsi que la fréquentation excessive des plages, en particulier pendant les périodes de nidification.
La pollution menace ces tortues sur nos plages. Les tortues de mer sont victimes de nos déchets plastiques. D’après une étude parue en 2018, une tortue a 22% de risques de mourir si elle ingère un seul morceau de plastique. Avec le braconnage et la capture accidentelle, la pollution est l’une des principales menaces qui pèse sur ces espèces vieilles de 150 millions d’années.
Un sac plastique à la dérive sur la surface de l’eau semble inoffensif. Mais pour une tortue affamée, c’est la forme caractéristique d’une belle méduse. Elle va donc engloutir cette proie synthétique qui va rapidement colmater son estomac et la conduire à la mort. Des photos ont été publiées sur le réseau social montrant une dizaine de tortues mortes sur la plage de Oudhref à Gabés. Les causes viennent sûrement de la pollution au plastique et de la contamination chimique du golfe de Gabes, en raison des rejets en mer de phosphogypse en particulier par les industries chimiques.
La Convention de Washington impose la protection de toutes les tortues marines, mais les programmes efficaces de préservation dépendent du bon vouloir de chaque pays dont elles peuplent les côtes. Les décrets nationaux sont des outils nécessaires et plus précis pour renforcer les grandes lignes de la préservation.
En Tunisie, la législation respecte la protection des tortues marines en interdisant la destruction des œufs et des nids, la capture, la vente, le transport et la destruction des tortues. Malgré les mouvements citoyens et les pétitions lancées sur la toile, les menaces directes sur les tortues marines continuent à sévir
K.B.
Auteur: letemps1
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