Le grand rendez-vous de Sotchi semble, à bien des égards, constituer le signe avant-coureur de la nouvelle politique économique russe à l’adresse des pays d’Afrique. Ce continent est ainsi perçu, comme il l’a toujours été, l’eldorado de l’avenir politique, économique et commercial et également militaire dans l’agenda de certains pays de l’Union européenne, des Américains, des Chinois… De ce fait, la situation géostratégique de l’Algérie est considérée comme la porte de l’Afrique.
Et la Russie, ne voulant pas demeurer en reste, se profile à l’arrière-plan de la scène. Ce pays, fort de sa politique anti-coloniale et celà depuis l’existence de l’ex-URSS, se présente comme le parfait partenaire auprès d’un certain nombre de pays d’Afrique. Les relations commerciales constituent un autre signe du fait de la rencontre de Sotchi ; ce qui confortera indéniablement des relations bilatérales plus approfondies. Témoin, l’avertissement lancé par Vladimir Poutine contre toute tentative d’immixtion, voire d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de notre pays en cette période de « hirak ». Les tentatives pour annihiler les relations entre ces deux pays semblent vaines et la Russie est déterminée à pénétrer le marché africain à partir du portail Algérie.
Il va sans dire que c’est là l’occasion pour notre pays d’engranger quelques dividendes. L’Algérie au regard de sa situation géostratégique, se présente comme une grande voie d’accès vers l’Afrique où se bousculent Américains, Chinois, Européens et même Turcs. Pour l’heure, quelque 17 milliards de dollars ont été injectés en Algérie, en Egypte et à un degré moindre en Lybie en raison de l’instabilité politique de cette dernière et que Moscou a retenu comme une leçon. Témoin sa présence quasi-totale sur les plans géopolitique et géostratégique en Syrie pour lui éviter le scénario libyen. En outre, trois milliards de dollars ont été dédiés à d’autres pays africains en attendant mieux et plus. La Russie perçue à tort comme un nain dans la cour des grands, ne semble pas avoir dit son dernier mot. En matière de formation des élites, l’on compte 15.000 étudiants africains présents en Russie et appelés à « penser » et « réfléchir » russe en provenance du Nigeria, de l’Angola, du Maroc, de la Namibie et de Tunisie.
Le fait que la Russie privilégie le partenariat économique et commercial attirera sans nul doute beaucoup de pays africains. Témoin la présence de plusieurs chefs d’Etat et de Gouvernement à cette rencontre de Sotchi. La Russie compte en outre commercialiser ses ventes en roubles plutôt qu’en une autre monnaie, dont le dollar plus précisément.
Est-ce là une nouvelle ère qui s’ouvre et qui permettra à cette puissance de provoquer l’avènement d’un nouvel ordre économique et… politique mondiale ? Tout porte à le croire.
A. C.
Auteur: elmoudjahid
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