À l’occasion du 33e anniversaire de l’OHADA le 15 octobre 2026, le Secrétaire Permanent Pr Mayatta Ndiaye Mbaye et le ministre Achille Bassilekin III ont affiché leur volonté commune de rendre effectif le statut de l’entreprenant pour formaliser l’économie et sécuriser les petits acteurs.

Le droit au service des petits entrepreneurs. Les manifestations marquant la célébration du 33e anniversaire de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ont été une occasion de mise en lumière des enjeux liés à la promotion du statut de l’entreprenant et de la nécessité d’une action concertée en faveur de son opérationnalisation et de son effectivité.

Au cours des échanges tenus au siège de l’OHADA le 15 octobre 2026 en présence des partenaires techniques et financiers, le Secrétaire Permanent, le Pr Mayatta Ndiaye Mbaye, et le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat du Cameroun, M. Achille Bassilekin III, ont souligné le rôle du droit des affaires dans la promotion de l’entrepreneuriat et le développement économique.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ


Dans son intervention, le Ministre a mis en évidence l’importance de promouvoir le statut de l’entreprenant au Cameroun pour favoriser la formalisation des activités économiques, renforcer la sécurité juridique des acteurs économiques et valoriser leur contribution à la création de richesses.

Un enjeu crucial dans un pays où plus de 90% du tissu économique est constitué d’entreprises informelles. Le statut de l’entreprenant, prévu par l’Acte uniforme OHADA relatif au droit commercial général, offre un régime simplifié, peu coûteux et protecteur pour les petits commerçants, artisans et prestataires.

Le Secrétaire Permanent a pour sa part souligné la contribution du droit OHADA à la structuration du tissu économique et à la création d’un environnement favorable à une croissance inclusive et durable en Afrique.

À l’issue des échanges, l’importance d’une action concertée en faveur de la promotion du statut de l’entreprenant a été mise en avant. Cette démarche vise à favoriser l’émergence d’un environnement juridique plus accessible et inclusif, propice à la formalisation des activités économiques, au développement des PME et à la promotion de l’entrepreneuriat au Cameroun.

Un chantier qui devra se traduire par la simplification des procédures d’inscription, la sensibilisation de terrain et l’implication des communes et des CFCE.

Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.