Le système d’assainissement algérien est certifié aux normes internationales, c’est ce qui a été confirmé récemment par les experts. «La protection de l’environnement constitue une priorité majeure dans les activités de l’office national de l’assainissement qui compte une dizaine de sites déjà certifiés au standard international défini par la norme ISO-14001», a déclaré à la presse, Mme Fazia Merzoug, cadre d’études chargée de la communication au sein de cet organisme, qui précise dans ce cadre que la certification au référentiel émane d’une «démarche volontaire de l’Office». Poursuivant ses propos, cette responsable a relevé que la réglementation nationale en la matière est appliquée «dans toute sa rigueur». La démarche de l’ONA vise à «généraliser les meilleures pratiques du système de management environnemental à l’ensemble de ses sites répartis à travers 44 wilayas du pays», fait remarquer la même responsable. Aussi et pour optimiser le travail effectué, la formation du personnel est «au cœur du plan d’action de l’ONA qui s’appuie sur le perfectionnement dispensé par deux établissements relevant du ministère des Ressources en eau, à savoir le Centre de formation aux métiers d’assainissement (CFMA à Boumerdès) et l’Ecole supérieure de management des ressources en eau (ESMRE à Oran)». Toutes ces explications ont été fournies lors de journées «portes ouvertes » où des écoliers et des associations environnementales ont été notamment conviés à la découverte des stations d’épuration de l’ONA.
Il convient de signaler, pour information, que l’Office National de l’Assainissement est un établissement public national à caractère industriel et commercial (E.P.I.C) créé en avril 2001 et qui est placé sous la tutelle du ministère des Ressources en eau. Il faut savoir que l’ONA se substitue à l’ensemble des établissements et organismes publics, nationaux, régionaux et locaux en charge du service public de l’assainissement, notamment : l’Agence nationale de l’eau Potable et de l’Assainissement (AGEP), les établissements publics nationaux à compétence régionale de gestion de l’assainissement, les EPEDEMIA de wilaya et les régies et services communaux de gestion des systèmes d’assainissement. Pour ce qui est de ses missions, cet organisme —et dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de l’assainissement— est chargé de l’exploitation, de la maintenance, du renouvellement, de l’extension et de la construction des ouvrages et des infrastructures d’assainissement à travers tout le territoire national. L’ONA a, notamment pour missions principales, la protection et la sauvegarde des ressources et environnement hydrique ; la lutte contre toutes les sources de pollution hydrique et la préservation de la santé publique. L’organisme «assure également pour le compte de l’Etat, la maîtrise d’ouvrage et d’œuvre déléguée concernant les projets d’études, de réalisation de réhabilitation, de diagnostics des stations d’épuration, des réseaux d’assainissement et de collecte de l’eau pluviale ainsi que des stations de relevage», souligne le document de présentation de l’office qui est chargé par ailleurs de proposer au ministère de tutelle les mesures d’encouragement de l’état ou les incitations à caractère technique ou financier dans le domaine de l’assainissement et d’entreprendre toutes actions de sensibilisation, d’éducation, de formation ou d’étude et de recherche dans le domaine de la lutte contre la pollution hydrique.
Il est question aussi de prendre en charge, éventuellement, les installations d’évacuation des eaux pluviales dans ses zones d’intervention pour le compte des collectivités locales ; de réaliser des projets nouveaux financés par l’état ou les collectivités locales et d’étudier et de proposer à l’autorité de tutelle la politique de tarification et de redevances dans le domaine de l’assainissement et veille à son application. Enfin, note la même source, l’office est chargé des missions opérationnelles se déclinant comme suit : «Etablir le cadastre des infrastructures de l’assainissement et en assurer sa mise à jour, élaborer les schémas directeurs de développement des infrastructures d’assainissement relevant de son domaine d’activité et élaborer et mettre en œuvre la politique de promotion des sous produits de l’assainissement».
Soraya Guemmouri
Auteur: elmoudjahid
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