Selon Yahia Semmache, président du mouvement associatif local et principal initiateur de cet événement, timechret vise à renouer avec les traditions ancestrales.

Le mouvement associatif de l’arch d’Ath Laqser (sud-est de Bouira), lequel regroupe pas moins de 36 villages et plus de 10 000 habitants, a décidé de remettre au goût du jour la tradition de timechret, après 90 ans d’absence. En effet, samedi dernier, les villages participants ont sacrifié, pour l’occasion, cinq bœufs. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, et sous un soleil radieux, les membres de cette association ont procédé au sacrifice des bêtes. Pour la circonstance, le stade communal d’Acir a été entièrement réhabilité. La viande a été ensuite répartie en plusieurs tas, en fonction du nombre des familles du village. De leur côté, les femmes participant à cet évènement se sont illustrées en préparant des beignets et un repas collectif, le traditionnel couscous aux légumes secs qui a été offert à midi aux hommes et aux enfants.
Selon Yahia Semmache, président du mouvement associatif local et principal initiateur de cet événement, timechret vise à renouer avec les traditions ancestrales. “Nous avons souhaité renouer avec cette tradition ancestrale qui a tendance à se faire de plus en plus rare. Cette tradition permet d’apaiser les tensions et de nous retrouver pour partager un moment de fraternité.” Pour notre interlocuteur, cette tradition a été ravivée après 90 ans d’oubli. “Nous avons renoué avec cette tradition ancestrale, à l’instar de ce qui se fait un peu partout en Kabylie. Notre arch a besoin de cette solidarité unificatrice. On peut dire qu’une conscience collective commence à se forger quant à la nécessité de s’unir, de s’entraider, loin de toutes les sensibilités partisanes et claniques.” Qui dit timechret, dit aussi toute une organisation en amont. En effet, la préparation à cette fête a été entamée dès le 14 janvier 2019, soit deux jours après les festivités de Yennayer 2969, avec la mise sur pied d’une commission des finances, laquelle avait entamé la collecte des fonds. Le prix de la part de viande appelé en kabyle “thakhamt” a été fixé à 2500 DA, a-t-on appris. De plus, une commission logistique a été désignée pour trouver les locaux et les équipements nécessaires pour l’opération. Une autre commission, celle de l’achat des bêtes, a été également mise sur pied pour dénicher des bœufs à bon prix.
Et que serait une telle fête sans un hôte de marque ? Cherif Mellal, le président de la JS Kabylie, ainsi que l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Ould Ali El-Hadi, ont répondu à l’invitation des organisateurs et ont fait le déplacement jusqu’à Ath Laqser, pour partager avec les habitants ces moments de joie et de partage.
À ce propos, l’ancien MJS s’est dit honoré de cette invitation et a salué ce genre d’initiatives populaires, qui, selon lui, est une richesse culturelle à préserver.

RAMDANE BOURAHLA

Selon Yahia Semmache, président du mouvement associatif local et principal initiateur de cet événement, timechret vise à renouer avec les traditions ancestrales.

Le mouvement associatif de l’arch d’Ath Laqser (sud-est de Bouira), lequel regroupe pas moins de 36 villages et plus de 10 000 habitants, a décidé de remettre au goût du jour la tradition de timechret, après 90 ans d’absence. En effet, samedi dernier, les villages participants ont sacrifié, pour l’occasion, cinq bœufs. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, et sous un soleil radieux, les membres de cette association ont procédé au sacrifice des bêtes. Pour la circonstance, le stade communal d’Acir a été entièrement réhabilité. La viande a été ensuite répartie en plusieurs tas, en fonction du nombre des familles du village. De leur côté, les femmes participant à cet évènement se sont illustrées en préparant des beignets et un repas collectif, le traditionnel couscous aux légumes secs qui a été offert à midi aux hommes et aux enfants.
Selon Yahia Semmache, président du mouvement associatif local et principal initiateur de cet événement, timechret vise à renouer avec les traditions ancestrales. “Nous avons souhaité renouer avec cette tradition ancestrale qui a tendance à se faire de plus en plus rare. Cette tradition permet d’apaiser les tensions et de nous retrouver pour partager un moment de fraternité.” Pour notre interlocuteur, cette tradition a été ravivée après 90 ans d’oubli. “Nous avons renoué avec cette tradition ancestrale, à l’instar de ce qui se fait un peu partout en Kabylie. Notre arch a besoin de cette solidarité unificatrice. On peut dire qu’une conscience collective commence à se forger quant à la nécessité de s’unir, de s’entraider, loin de toutes les sensibilités partisanes et claniques.” Qui dit timechret, dit aussi toute une organisation en amont. En effet, la préparation à cette fête a été entamée dès le 14 janvier 2019, soit deux jours après les festivités de Yennayer 2969, avec la mise sur pied d’une commission des finances, laquelle avait entamé la collecte des fonds. Le prix de la part de viande appelé en kabyle “thakhamt” a été fixé à 2500 DA, a-t-on appris. De plus, une commission logistique a été désignée pour trouver les locaux et les équipements nécessaires pour l’opération. Une autre commission, celle de l’achat des bêtes, a été également mise sur pied pour dénicher des bœufs à bon prix.
Et que serait une telle fête sans un hôte de marque ? Cherif Mellal, le président de la JS Kabylie, ainsi que l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Ould Ali El-Hadi, ont répondu à l’invitation des organisateurs et ont fait le déplacement jusqu’à Ath Laqser, pour partager avec les habitants ces moments de joie et de partage.
À ce propos, l’ancien MJS s’est dit honoré de cette invitation et a salué ce genre d’initiatives populaires, qui, selon lui, est une richesse culturelle à préserver.

RAMDANE BOURAHLA

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