Certains citoyens misaient sur l’absence de leurs compatriotes en ce 15ème vendredi consécutif de révolte populaire, ou plutôt de révolution du sourire. Comme à l’accoutumée, après la prière du vendredi, les manifestants en ce dernier vendredi du mois de Ramadhan avaient tenu à battre le pavé pour scander leur détermination.

Ils persistent sur le changement radical du système qui avait entraîné l’Algérie vers la situation dramatique et l’humiliation du peuple. C’est devenue une revendication légitime depuis le 22 février 2019 pour les manifestants. A présent, l’avenir s’annonce encore chaud, notamment pour les rendez-vous du vendredi. Les manifestants avaient bravé les aléas de la chaleur et du carême pour emprunter leur parcours dans leurs villes respectives. Gouraya, Cherchell, Hadjout et Tipasa  demeurent les seules localités de la wilaya dans lesquelles les manifestants se rassemblent pour crier haut et fort leur ras-le-bol envers le système qui continue à gérer le pays avec ses symboles.

Les citoyens continuent à réclamer l’application des articles 7 et 8 de la constitution. Certaines pancartes font paraître aujourd’hui le portrait de Gaid Salah. Les manifestants l’assimilent aux autres symboles. « Les pilleurs des richesses du pays doivent rendre compte » ; « fakhamate echâab exige une justice intraitable envers les voleurs » ; «  le peuple est l’unique gaïd » ; « Bedoui dégage » ; «  Bensalah dégage » ; « le gang dégage » ; « l’Algérie est malade des voleurs » ; « one, twoo, three, viva l’Algérie » « silmiya, silmiya » ; sont quelques écrits relevés dans des pancartes brandies par les manifestants.

Contactés par nos soins, des animateurs se félicitent  des diverses initiatives prônées par des personnalités algériennes respectables qui appellent au dialogue pour faire sortir le pays de l’impasse. « Nous refusons tout dialogue avec le gang et les symboles du pouvoir, voyez-vous cette fois-ci il a y eu moins de slogans hostiles à Gaïd Salah », nous disent-ils. Les manifestants se donnent un moment de répit pour attendre le résultat du dialogue, et encouragent Gaid Salah à agir sérieusement pour assainir la situation, et permettre à l’Algérie de rebondir avec ses enfants intègres. « Daoula madania machi askariya », rappellent nos interlocuteurs.

Aucun signe de lassitude n’apparaît chez les manifestants et nos interlocuteurs. Ils sont conscients que le combat est encore long, bien que la victoire est au bout de leur lutte et leur mobilisation.

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Auteur: Mohand Yahiaoui
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