Un ami, écrivain et journaliste, a, un jour, dit que le mot «tchitchi» vient du «titi Parisien». Ainsi, «tchitchi» ne serait que la prononciation algérienne de «titi».
En France, Titi parisien est une expression familière (un peu oubliée aujourd’hui) utilisé pour désigner un «enfant de Paris», déluré, dégourdi et farceur, dont l’archétype est le personnage de Gavroche dans Les Misérables de Victor Hugo. Plus tard et par extension, cette expression désigne un adulte issu des classes populaires parisiennes.
Présent dans les Études de philologie comparée sur l’argot et sur les idiomes analogues en 1856, le terme désignait une «espèce de personnage de mascarade». Bescherelle dans son Dictionnaire national (1871) écrit que le titi est le «nom populaire donné à Paris aux jeunes ouvriers des faubourgs». Il est ensuite mentionné en 1925 dans «Deux cents locutions et proverbes», suggérant que le terme serait originaire de Picardie où «didi» désigne un enfant de la rue déluré et débrouillard. Ainsi, à Paris, où les «d» sont transformés en «t» (comme à Alger à une certaine époque), didi est devenue titi.
Le «tchitchi» est algérois, mais de classe aisée. C’est peut-être un titi incompris !
K. B.
bakoukader@yahoo.fr
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