Depuis dimanche dernier, les hommages se succèdent à Tizi-Ouzou en mémoire au chanteur populaire et militant des droits de l’homme, Matoub Lounes, à l’occasion du 21e anniversaire de son assassinat dans un attentat terroriste au village Tala Bounan, commune d’Ait Aissi, alors qu’il s’apprêtait, à bord de son véhicule et en compagnie de son épouse et belles-sœurs, à rejoindre, en cette journée de 25 juin 1998, son domicile sis au village Taourirt Moussa, commune de Béni Douala. 21  longues années après sa disparition tragique, Matoub Lounes est resté toujours dans les cœurs de ces centaines de milliers de fans qui continuent de se rappeler de lui toujours avec la même tristesse ayant prévalue durant la funeste journée où «des chasseurs de lumière et adeptes de l’obscurantisme» avaient décidé d’éteindre cette lumière que fut, de son vivant, ce militant infatigable des causes justes.
Ils étaient plusieurs centaines de fans, venus de toutes les régions de Tizi-Ouzou et des wilayas limitrophes, à se recueillir sur le lieu où le chantre de l’amazighité et la démocratie est  tombé en héros dans ce guet-apens qui lui avait été tendu par des terroristes armés. son tombeau est érigé à l’entrée de la demeure familiale du poète, Taourirt Moussa, un village qui a été pris d’assaut par des fans de différents âges et sexes en cette funeste journée. Des centaines de personnes, dont les présidents des Assemblées communales relevant de la daira d’Ath Douala, le coordinateur de l’instance dirigeante du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri, ont pris part à ce vibrant hommage au «barde flingué» initié par la fondation Lounes Matoub en collaboration avec le mouvement associatif de la localité d’Ath Douala. La sœur de Lounes Matoub, présidente de la fondation éponyme, a saisi cette occasion, qui intervient en pleine dynamique populaire pour le changement radical du système politique, pour réitérer sa quête de justice et de vérité sur l’assassinat de son frère que ne cessent de revendiquer la famille de Matoub et la fondation portant son nom depuis le jour de son assassinat. «Il faut que justice lui soit rendue pour qu’il repose en paix», a-t-elle lancé. «Dès lors qu’on a admis que la justice est désormais indépendante et s’est libéré du téléphone, nous demandons à cette dernière de procéder à la réouverture du dossier de l’assassinat de Lounes Matoub», a-t-elle encore indiqué, en appelant tous les algériens épris de justice et des valeurs républicaines défendues par le défunt Matoub à brandir massivement le 28 juin prochain, 19e vendredi de la dynamique populaire du 22 février, les portraits du chanteur assassiné et à exiger la vérité. Après la cérémonie de recueillement sur les lieux de l’assassinat de Matoub, la délégation s’est déplacée au centre de la ville Ath Douala où il a été procédé à la pose de statues à l’effigie de Lounes Matoub, chanteur et militant des droits de l’homme, et de Amar Imache, Militant nationaliste et un des chefs historiques de l’étoile nord-africaine et le parti du peuple algérien (PPA), tous les deux natifs de la localité des Ath Douala. Ce projet est l’œuvre de l’APC de la même localité en collaboration avec la fondation Matoub et l’association Amar Imache. L’hommage à l’idole aimé et adulé a commencé samedi dernier avec l’attribution, par l’association Amgud de Draâ El Mizan, du prix  Matoub contre l’oubli à l’ancien directeur du quotidien Le Matin, Mohamed Benchicou, à Khdidja Djama, animatrice de la radio Chaîne II, et à titre posthume à Said Boukhari, ancien animateur du Mouvement culturel berbère (MCB). D’autres activités commémoratives de la disparition tragique du chanteur le plus populaire de la Kabylie ont été également initiées à travers plusieurs villages de Tizi-Ouzou par les associations et fans du chantre de l’amazighité et défenseur des droits de l’homme.
Bel. Adrar

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Un grand concert  à Béjaïa

Les étudiants  de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaia et les membres de la société civile ont organisé avant-hier une grande marche à travers les rues de Béjaia  en hommage au grand chanteur kabyle matoub Lounès. Un programme a été élaboré  en ce 21e anniversaire de son assassinat et qui a débuté lundi soir par un grand concert  au stade scolaire avec la participation de plusieurs artistes nationaux dont Malika Domrane, Zedek mouloud, Ghilas Terki, Oulahlou et Nacera Benyoucef et ce, en présence de sa veuve Nadia Matoub qui a rehaussé l’événement. Des centaines de personnes, venues des villages les plus reculés de la wilaya, ont investi le stade scolaire  archicomble qui s’est avéré très exigü pour contenir toute cette foule de fans de Matoub Lounès. Cette cérémonie, qui coïncide avec les marches des mardis organisées par les étudiants,  a connu une grande participation et une mobilisation des étudiants de Béjaia et des membres de la société civile avec un rassemblement au niveau de la bibliothèque centrale du campus de Targua Ouzemour,  suivi de l’inauguration par sa veuve de «la place de la révolution Matoub Lounès», à proximité du centre CNAS du campus. Une grande marche s’est ébranlée du campus vers le centre-ville de Béjaia. en première ligne du départ, la veuve du défunt, Nadia Matoub, encadrée par des étudiants, était très émue par la grande mobilisation de l’union et de la fraternité et le grand hommage rendu à son défunt époux qui demeure un grand combattant de la cause amazighe. Ainsi les étudiants de Béjaia ont souligné que «le défunt Matoub Lounès demeure une référence et le symbole des libertés».                                                                                               
M. Laouer
 

Auteur: elmoudjahid
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