L’économie hôtelière est durement impactée par la pandémie de la Covid-19 au Cameroun.
Plusieurs mois après la levée des
mesures édictées par le gouvernement suite à la situation
qu’a imposé la pandémie, de nombreux hôtels ont encore du mal à faire fructifier leurs chiffres d’affaires
comme avant.
La quasi-totalité des établissements
hôteliers du Cameroun,tout standings
confondus ne sont pas encore totalement remis de la crise sanitaire malgré
le déconfinement et l’ouverture des
frontières.
En effet, les hôtels et autres sites touristiques du pays sont principalement touchés sur les plans interne et externe. Ils connaissent une baisse du niveau de fréquentation du fait que les clients sont davantage en alerte sur la propagation de la Covid-19 et doutent des mesures prises par ces établissements pour barrer la voie à cette pandémie. «Désormais,je ne séjourne
dans un hôtel que lorsque c’est nécessaire. J’évite au maximum de m’y rendre pour ne pas être contaminé. Je ne suis pas sûr que le dispositif de protection utilisé soit très adapté », explique Claude G.
La clientèle hôtelière est constituée de personnes internes et surtout de touristes étrangers. Après la fermeture des frontières, de nombreux hôtels n’ont pas reçu la visite des étrangers car ces derniers redoutent la propagation du virus.Outre les clients
qui sont de plus en plus rares,les établissements hôteliers connaissent une chute drastique des services qu’ils proposent. Il n’y a que les salles de fêtes qui sont demandées pour l’organisation des mariages et autres cérémonies festives. « La crise sanitaire a entraîné une énorme crise économique dans le secteur hôtelier. Nous sommes désormais obligés de faire des offres et réduire le personnel pour joindre les deux bouts bien que
cela ne nous aide pas à surmonter cette impasse », rapporte la responsable commerciale d’un hôtel de la place. Les conséquences de cette crise économique pèsent autant sur les établissements hôteliers que sur leurs personnels. Nombre d’hôtels sont contraints de réduire l’effectif pour s’en sortir. Ils procèdent par mise au chômage technique des employés ou la
suppression catégorique des emplois.
Ce secteur d’activités essaie tant bien que mal de rehausser ses rentrées financières à la faveur de certaines mesures d’assouplissement et de soutien à l’économie nationale prise par le gouvernement.
Adrienne Dikwes (Stg)
Auteur: La rédaction
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