1,3 million de touristes à fin juin, et des records d’affluence en juillet et août
Le taux d’occupation passe à 63% au premier semestre
Les professionnels ambitionnent de monter à 70%
Les arrivées en hausse et le taux moyen d’occupation réalisés à fin juin laissent présager une autre année d’exception pour la cité ocre (Ph. L’Economiste)
Encore un été d’exception pour le tourisme à Marrakech. La destination a affiché des records d’affluence en juin, juillet et en août derniers. A fin juin, ils étaient près de 1,3 million de touristes à avoir opté pour Marrakech. Uniquement pour juin, la ville a enregistré une hausse de 42% pour les arrivées et 29% en termes de nuitées par rapport à la même période l’an dernier. L’on s’attendait à une évolution positive pour ce mois, vu le décalage du ramadan, mais pas à cette explosion.
Marrakech a pleinement profité de l’embellie mondiale du tourisme et de la demande musclée en provenance de nombreux marchés traditionnels et émergents. Par marché, l’Espagne est en plein essor et ce depuis le tout début de l’année. L’arrivée de Globalia, acteur majeur intégré dans le tourisme espagnol, avec deux hôtels et une ligne aérienne, y est pour quelque chose. Le marché interne connaît lui aussi une grande croissance, sur tous les segments (famille, jeunes…).
Globalement, le marché européen a performé avec une hausse de plus de 800.000 arrivées en 6 mois, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne en tête. Il y a aussi le marché américain, ainsi que d’autres gisements de touristes, comme la Chine, sur lesquels capitalisent les professionnels.
Dans tous les cas, les résultats des 6 premiers mois de 2019 laissent présager une autre année d’exception pour la cité ocre. Derrière ces performances, les marchés traditionnels émetteurs comme la France, qui fournit le tiers des arrivées, et l’aérien qui a connu un bond depuis la mise en service de la nouvelle aérogare de l’aéroport Marrakech. Sans compter le lancement de plusieurs nouvelles dessertes vers et au départ de Marrakech.
Aux yeux des professionnels du tourisme et notamment les hôteliers, le taux d’occupation est le vrai indicateur de la santé du tourisme à Marrakech. Celui-ci est passé de 58 à 63% sur les 6 premiers mois de l’année. «Ce n’est pas encore suffisant», estime Lahcen Zelmat, vice-président du CRT de Marrakech, et président de la fédération nationale de l’industrie hôtelière.
Même son de cloche auprès de Hamid Bentahar, président du CRT et PDG d’Accor Maroc (cf. L’Economiste n°5502 du 24 avril 2019). «Dépasser la barre des 60% était l’un des objectifs intermédiaires que l’on s’était fixé en 2010. Le second objectif était bien entendu de reconquérir la confiance des investisseurs dans la stratégie touristique du pays, et retrouver le dynamisme que mérite notre secteur. Aujourd’hui, nous plaçons la barre plus haut et nous travaillons avec l’ensemble des partenaires pour réaliser un taux d’occupation de 70%».
De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE
Auteur: hlafriqi
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