Mohamed KHoukhchani
Le monde entier, mais chacun chez soi hélas, est en état de guerre. Cette guerre n’oppose pas les États les uns contre les autres, mais plutôt tous les Etats contre le même ennemi qu’aucune armée, aussi puissante qu’elle soit, n’a pu mettre hors d’état de nuire.
Alertée par ce qui se passe depuis l’apparition de ce nouveau virus de la
famille CORONA en Chine et qui aurait fait plus de ravages si les Autorités
chinoises avaient lésiné sur les moyens humains et matériels mobilisés, la
communauté internationale, consciente du danger qui la guette, se mobilise en
ne ménageant nul effort pour gagner la guerre contre cette nouvelle génération
de coronavirus. Évidemment chaque pays selon ses capacités et
proportionnellement aux moyens dont il dispose.
Bien que les responsables politiques en matière de santé publique, partout
dans le monde, se soient mobilisés pour faire face à la propagation du
coronavirus, il s’avère toutefois qu’il encore difficile de venir
définitivement à bout de cette crise sanitaire internationale. Les victimes se
comptent par milliers. Certaines, n’ayant pas pu malheureusement être sauvées.
Jusqu’au jour d’aujourd’hui, le nombre total de décès, tous pays confondus, a
atteint 40 000 dont les trois quarts en Europe. D’autres dont le nombre est
plus considérable souffrent encore dans les établissements hospitaliers publics
qui ne sont malheureusement pas suffisamment équipés pour accueillir, dans de
bonnes conditions, la totalité des patients souffrant du coronavirus.
Malgré les multiples efforts et sacrifices déployés vingt-quatre heures sur
vingt-quatre et sept jours sur sept par le personnel soignant dont le nombre
s’avère partout très réduit, le coronavirus COVID 19 continue, trois mois après
son apparition, à faire de plus en plus de victimes, toutes catégories d’âge
comprises.
Heureuses sont les personnes atteintes par le coronavirus qui parviennent à
être mises sous surveillance médicale en attendant que ce tsunami cesse de
provoquer des ravages au sein des populations, vulnérables ou pas soient-elles.
Encore est-il regrettable voire déplorable d’imaginer qu’au cas où le
nombre de personnes contaminées à travers le monde augmenterait davantage, les
établissements hospitaliers classiques ne seraient pas en mesure de garantir
les lits et les staffs médicaux nécessaires.
Face à cette dangereuse pandémie qui a défié même les pays développés tels
que l’Italie, la France et les États-Unis d’Amérique, il est à noter que,
malgré les mesures d’anticipation, et particulièrement le recours au
confinement des populations saines, prises à temps par certains pays comme le
Maroc, les Etats à faible croissance économique ne parviendront pas, tous seuls
et sans l’assistance des grandes puissances économiques du monde, à éviter le
pire.
Maintenant que tout le monde sait que les moyens sanitaires dont disposent
les pays du Sud pour lutter efficacement contre le coronavirus sont en-deçà de
ce qui est exigé, car très modestes et étant donné l’absence jusqu’à présent de
tout vaccin ou médicament adéquats contre ce virus virulent, faut-il se
contenter du peu de solidarité entre les peuples dont ont déjà fait preuve
quelques Etats tout en se félicitant de la prise de conscience par les pays où
sévit le coronavirus.
Aussi faut-il puisque le coronavirus, COVID 19, n’est pas encore prêt à
cesser de faire tomber des morts par milliers pour le moment et probablement
par millions bientôt, toutes les Organisations Internationales, Régionales et
Nationales agissant en matière santé ainsi que tous les Etats, qu’ils soient du
Nord ou du Sud, sont appelés à prendre leur entière responsabilité pour
conjuguer les efforts en vue de soutenir les États les plus touchés par cette
affreuse pandémie et manifester leur solidarité inconditionnelle dans le combat
qui devrait être mené collectivement, main dans la main, contre le COVID 19
jusqu’à son éradication totale.
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Auteur: M’hammed rahal
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