LE TEMPS – Faouzi SNOUSSI
Les partis politiques ont engagé, hier –date fixée par le président de la république pour lui remettre la liste des candidats à la Primature-, une course contre la montre pour les choix des candidats qui ont le plus de chance de former le gouvernement. Certes, l’œuvre n’est pas aisée, en raison de l’éparpillement des forces en présence, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et les derniers développements sur la scène politique.
Lassé par les coups de boutoir que tente de lui asséner le mouvement islamiste Ennahdha, Kaïs Saïed a accepté, enfin, de chercher à mettre de l’ordre dans la maison, privilégiant l’intérêt du pays, ce que certaines parties ne mettent pas sur leur calendrier.
Ce sont des tractations au finish qui sont engagées, avec une odeur de surprises en l’air et des coalitions qui se font et se défont, au gré des heures qui passent.
Tout d’abord, une certaine tension règne dans le groupe Ennahdha/Qalb Tounès/Al Mostakbal/ Al Karama, après les déclaration de Samir Dilou qui a affirmé que le bloc de Seifeddine Makhlouf « n’est pas un allié d’avenir »… et ce dernier a répliqué en quittant la coalition, affirmant qu’il n’est plus intéressé par la présentation d’une candidature.
Il y a, aussi, Le Parti destourien libre (PDL) dont la présidente Abir Moussi a déclaré, pour sa part, que son parti ne présentera pas de candidat.
Toutes les forces sont en rangs dispersés. Certains ont choisi des noms qui reviennent sur la scène, chaque fois qu’on va former un gouvernement. Mais, rien n’est clair, surtout que le candidat à choisir ne doit pas faillir dans sa mission et qu’il doit, surtout, recueillir une majorité qui lui permette d’obtenir la confiance de l’ARP, ce qui n’est pas acquis d’avance, avec toutes les conséquences qu’on connait, en cas d’échec.
F.S.
Auteur: letemps1
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