Tradition Bamoun
Les journalistes Imprégnation journalistique
Au cœur de la tradition Bamoun
Dans de soucis de promouvoir la culture camerounaise le réseau des journalistes culturels du Cameroun a fait une excursion du 23 au 25 août 2019 dans la tradition Bamoun.
C’est une délégation de près de 30 journalistes culturels soucieux de promouvoir et de valoriser la culture camerounaise qui s’est rendue du 23 au 25 août 2019 à Foumban dans le département du Noun afin de s’imprégner de la culture Bamoun. L’activité était sous la conduite de Nji Oumarou Nchare, directeur général de l’administration de la politique et de la culture du palais des rois Bamoun, personne ressource instruite par le Sultan Ibrahim Mbouombo Njoya. Durant ces moments, les journalistes culturels du Cameroun ont eu le privilège d’avoir les informations sur les symboles, l’histoire du royaume Bamoun et l’art en général. Trois temps fort à savoir les intronisations des princes du royaume et Kom, l’audience accordée aux journalistes par le Sultan Ibrahim Mbouombo Njoya et la visite du musée de Bapa , village situé dans le département des Hauts-plateaux ont ponctué ce voyage.
Le 24 aout 2019 lorsque les journalistes culturels du Cameroun arrivent au palais du sultan des Bamoun pour être reçu par le roi, c’est une série de cérémonie d’intronisation qui les accueils. La foule présente à la cours royale en cette heure de la matinée dit long sur l’importance de l’événement qui va se dérouler en ces lieux. Les tenues vestimentaires des hommes de médias leurs démarquent des autres personnes présentes dans la cours royale. Car les Bamoun présents au palais pour la cérémonie sont vêtus pour la plupart de leurs tenues traditionnelles. Dès que le Sultan Ibrahim Mbouombo Njoya fait son entrée dans la cours royale, la cérémonie commence avec l’intronisation de deux princes du royaume. Tour à tour, ces derniers sont présentés au roi par leurs familles respectives, après un échange bref, ils sont présentés à la population et c’est un tir d’arme à feu qui couronne chacune de ces d’intronisations. L’intronisation d’un nouveau Kom prend place. En effet, dans l’organisation gouvernementale de ce royaume, les Kom sont les Conseillers intronisateurs du Roi. Et leur titre s’obtient par nomination ou de manière héréditaire.
Quelques heures après la cérémonie d’intronisation, le Sultan Ibrahim Mbouombo Njoya reçoit les journalistes dans la salle où il reçoit de coutume ses Koms. Une décision qui ne laisse pas indifférent les Bamoun présents aux parlais car disent-ils c’est un très grand honneur. Même les Bamoun Lamda ne sont pas autoriser d’entrée dans cette salle. Après près d’une heure et demie d’échanges enrichis entre le roi et les hommes de médias, les deux parties parleront de la politique, de la tradition et de la culture Bamoun. On retient au sorti de là que le Sultan Ibrahim Mbouombo Njoya est un roi réaliste, qui s’appui sous l’arbre qui lui permet de nourrir son peuple, bien que conservateur, il est conscient de ce qu’il y’a certains éléments de la tradition qui sont caduques, c’est pourquoi il associe modernité et tradition. « Notre tradition, notre identité culturelle doivent être des remparts où doivent se briser toute les vagues d’où qu’elles viennent. C’est pour cette raison d’ailleurs que je suis habité par cette lutte de la mémoire contre l’oubli. Ce qui explique cette grande œuvre que j’ai réalisée. Le musée des rois Bamoun » a déclaré Ibrahim Mbouombo Njoya.
Eliane Sara Nématchoua de retour de Foumban
Leg : le Sultan Ibrahim Mbouombo Njoya et les journalistes culturels du Cameroun
Les Koms chez les Bamouns
Conseillers intronisateurs du roi
Ils sont ceux qui ont le pouvoir d’introniser où de destituer le sultan dans le royaume Bamoun.
Le peuple Bamoun est un peuple hiérarchisé et organisé. Dans leur organisation politique, ils ont à leur tête le sultan Roi des Bamoun, qui est secondé par les Koms, conseillers intronisateurs du Roi. Les Koms sont chargés d’assurer la pérennité du royaume et la sauvegarde des traditions et d’assurer le testament du roi et l’intronisation du nouveau roi. « Pour la cérémonie de ce matin, il y a un Kom qui était décédé depuis deux mois déjà. Et il était question d’introniser son successeur. Je ne vais pas entrée dans les détails mais ce que vous devez savoir c’est que l’intronisation d’un Kom a un double volet. Il peut être intronisé parce que le roi a décidé qu’un notable a des qualités exceptionnelles pour le devenir. Et il choisi de l’introniser.
Il peut aussi arriver que le Kom perde la vie et que son fils qu’il a choisi comme successeur doit le remplacer. Et c’est un privilège pour le roi et les Kom d’être remplacé par leur fils dans le royaume Bamoun », explique Ngouhouo Ibrahim, président du conseil des Kom à la sortie d’une intronisation qui s’est déroulé le 24 août 2019. Selon lui, il y a un côté mystique dans l’intronisation du Kom parce que le processus qui mène à son intronisation se fait dans la nuit. L’héritier est arrêté dans la nuit, et le conseil des Kom fait le travail initiatique (ce travail initiatique est secret, c’est pourquoi on ne peut donner des détails) et le matin le sultan termine le travail initiatique commencé par les Kom et le présente à la population. « L’arrestation d’un Kom se fait dans la nuit parce que n’est pas Kom qui veut. C’est un titre qui est réservé aux initiés. Lorsque vous êtes Kom vous devez être initié et l’initiation ne peux se faire que dans la nuit » soutien Ngouhouo Ibrahim. Il faut souligner que celui qui obtient le titre de Kom par héritage ne sais pas jusqu’au moment qu’il est arrêté par ses initiateurs que c’est lui qui succédera à son père. Par contre celui qui devient Kom par nomination du sultan roi des Bamoun peut être prévenu par celui-ci. « En cas de faute grave, un Kom peut être remplacé mais par son fils. C’est-à-dire que le nom de la famille continue. Parce que le Kom a les mêmes privilèges que le roi. Si le père commet une erreur, son fils ne doit pas être puni », renchérit le président du conseil des Kom avant d’ajouter « quelqu’un disait qu’on peut assimiler le conseil des Koms à une cours constitutionnelle. Je dis que ça va au-delà de la cours constitutionnelle parce que le Kom peut démettre le roi ».
Eliane Sara Nématchoua de retour de Foumban
Leg : les Koms chez les Bamoun
François MBOKE
Élu “Journaliste Économique 2014 au CMR”
*Journaliste d’investigations économiques.
*Spécialiste des questions de Paix, Gestion des
conflits, et Diplomatie préventive.
*Membre du Conseil National de la Publicité.
*Directeur des publications
“Diapason Média Group“
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qu’ils agissent envers vous.» Confucius
Auteur: La rédaction
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