En effet, sans un long commentaire posté ce dimanche sur sa page Facebook, le président du MSP a donné le ton dans le titre où il s’interroge «Vers où se dirige l’armée ? L’Armée de libération nationale (ALN) ou l’Armée des frontières» Pour lui, l’armée est désormais devant deux voies : La première consiste à accompagner la période de transition politique et la deuxième à prendre le pouvoir. Si l’institution militaire décide d’après lui d’accompagner la transition politique l’Algérie aura alors d’après Makri une «deuxième indépendance» et les dirigeants de l’ANP «entreront alors dans l’Histoire et auront chez nous et chez les prochaines générations la place des héros de Novembre, des martyrs et des grands dirigeants révolutionnaires ». Mais si elle opte pour la deuxième voie c’est-à-dire que l’armée prend directement le pouvoir, le chef du MSP pense que le pays retournera «à l’époque de la fabrication des présidents et de la composition de la classe politique par l’intrigue et la ruse, par la mobilisation des moyens de l’État au profit de ses médiateurs politiques». Dans ce cas de figure, l’Armée Nationale Populaire, ressemblerait selon Abderrazak Makri à «l’Armée des frontières qui s’est posée en embuscade aux transformations de la Révolution et dès l’accès à l’indépendance nationale, elle s’est accaparée du pouvoir en produisant un régime politique qui n’était ni à la hauteur du sang versé par les Martyrs, ni du sacrifice des Algériens, ni de la proclamation du premier. Et si le président du mouvement islamiste s’est contenté d’évoquer les deux scénarios possibles, l’ex patron du RCD, Saïd Sadi, lui semble faire le deuil d’un sursaut démocratique.
Auteur: Ismain
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